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 Schach [CLOS]

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Volker Netzeband
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MessageSujet: Schach [CLOS]   Sam 8 Aoû - 21:34

Peut-être existait-il un Dieu qui veillait sur ce monde finalement : le CSHEMA possédait au moins un jeu d’échecs! Dès que je l’ai su, j’ai décidé que je ne quitterai plus la salle de jeux que pour manger, dormir et quand le doc m’obligerait à le rencontrer. Le reste du temps, ce serait moi contre Gehängt jusqu’à ce que les pièces de plastique soient trop usées pour être encore manipulables. Comme les esprits n’ont que très peu de pouvoir sur les objets matériels, je devais avancer chacune de ses pièces après avoir joué les miennes. Pas d’inquiétude à avoir si je jouais tout seul ici : tous les grands maîtres des échecs s’adonnaient à cette pratique. Et puis, ce n’était pas comme si la salle était très achalandée…

« Cavalier en E5. »

D’accord Gehängt. Qu’est-ce que tu mijotes, hein? Tu me laisses une ouverture toute grande pour clouer ta tour. C’est suspect. Qu’est-ce que je ne vois pas? Ah…. J’avançai mon fou entre un pion sans défense et un second cavalier. Tout sourire, je relevai la tête vers mon ami… Qui me pointa son fou. Il avait ma reine le…! Je me mordis l’intérieur des joues, inquiet pour la santé de mes pièces. Je jouai un coup sûr. C’était du domaine du débutant mais je ne pouvais plus me permettre de perdre encore beaucoup de morceaux.

« Dit Volk? Je crois que tu vas bientôt être en échec et mat! »

C’était le seul inconvénient de jouer avec Gehängt : il mettait un point d’honneur à vous signifier votre défaite imminente lorsqu’il gagnait. Et il gagnait souvent. Je croyais qu’avec le temps, je connaîtrais tous ses tours et que je pourrais le coincer, mais nous avions beau jouer des centaines et des centaines de fois, chaque partie était différente et chaque stratégie nouvelle. Il avait raison : quelques coups plus tard, mon roi rendait l’âme. J’hochais la tête en souriant :

« Eines Tages entdeckte ich, wie du Cheats Gehängt! ²»

Je portai ma main à ma bouche, surpris par mon inattention. Un coup d’œil aux alentours me rassura : aucun gardien ne semblait avoir entendu. Pourtant, le regard que me portait Gehängt laissait supposer que je n’avais pas été aussi chanceux que j’aurais put le souhaiter. Une ombre grandit dans mon dos sous le regard mi-fasciné, mi-apeuré de mon pendu de compagnie. Soupirant, je me retournai pour faire face au Docteur Millet :

« Ok Doc, what pills shall I take now… »

Sauf que le doc m’avait épargné sa visite aujourd’hui et que je me retrouvai face à face avec un tout autre individu.

______________
²Un jour je découvrirai comment tu triches Gehängt!
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Aleksis Cole
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MessageSujet: Re: Schach [CLOS]   Sam 8 Aoû - 22:25

J’avais mal. Très mal.

Étrangement, je ne le voyais plus. Pas que je ça me dérangeait, mais je ne pouvais plus être en sécurité. Je ne pensais pas que je l’étais même avant notre lutte, mais je sentais que le Doc se vengerait à la puissance mille.

Le matin, j’avais rencontré l’un de ses sbires. Comme à mon habitude j’avais été très aimable avec lui. Sourir, vouvoiement, petite blague. Sauf que cet infirmier, identique aux autres, n’entendait pas à rire. Dès qu’il me toucha, je me suis débattu. Le coup vint très vite. J’en perdis connaissance. Et je me retrouvai dans ma seconde chambre dans le centre. Je quittai l’infirmerie en ayant un affreux mal de tête et un merveilleux oeil au beurre noir.

Chaque jour c’était la même chose. Combattre l’ennui et le Doc. Puisque je n’avais pas à faire face à ce dernier je devais affronter le premier. La meilleur façon était de trouver des gens pas trop cinglés pour avoir un semblant de conversation. Sinon, c’était de faire semblant de faire semblant de ne rien avoir. Plusieurs patients s’y appliquaient. Moi, j’aimais les regarder. Chacun espérait ainsi réussir de sortir de ce trou. J’en avait vu de toutes sortes.

C’était dans cette idée que j’étais venu dans la salle de jeux. J’allais les observer de mon seul oeil valide. Sauf qu’il n’y avait personne. Ou presque. Le gorille à l’entrer en profitait pour se «reposer les yeux». Je me dirigeai vers le seul patient.

It’s not me who will give you your pills dear. Et ce n’est sûrement pas moi qui... non laissez tomber. Ce n’est point important.

Mieux ne valait pas trop en dire sur mon point de vue sur la place. Je pris une profonde respiration avant de pointer la chaise face au jeune homme.

Puis-je?


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Volker Netzeband
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MessageSujet: Re: Schach [CLOS]   Sam 8 Aoû - 23:09

« Il n’a rien entendu. »

Ça j’avais bien remarqué Gehängt, merci. S’il m’avait entendu, on en serait aux explications ou, pire encore, aux regards soupçonneux et vaguement hypocrites. Cependant, il n’avait pas l’air de quelqu’un de très préoccupé par la santé mentale de son voisin. Je croyais qu’il allait s’éloigner mais l’intrus me demandait une partie. J’échangeai un long regard avec Gehängt : cela changeait nos plans de la journée… Et je replaçai les pièces à leur endroit originel. Je murmurai à l’adresse de mon ami :

« Tasse dich Gehängt…²»

J’indiquait alors le siège devant moi au nouvel arrivant. Le pendu s’assit par terre, près de moi. Il regardait à l’extérieur, soudainement très désintéressé par la situation. Les morts étaient comme ça parfois. Je le soupçonnais d’en voir plus que moi mais comme il ne m’en parlait jamais, j’évitais le sujet. Il glissa ses doigts dans le nœud autour de son cou et commença à le faire glisser lentement de haut en bas. C’était son tic. Ça devait le calmer je suppose. Je ne pouvais imaginer comment Gehängt réussissait à rester si calme : nous avions rencontré tant d’âmes en crises de panique effroyable face à l’idée de leur mort… Il avait dut être très sage déjà lors de son vivant et avait fait la paix avec la vie bien avant de se faire assassiner.

Je songeai pendant un instant à annoncer mes compétences à mon adversaire mais… Quelle importance au fond? Il avait bien vite se rendre compte que j’étais bien meilleur que lui – ou que n’importe qui d’autre. Gehängt arrêta de s’agiter un instant et tourna sa tête de cadavre vers moi :

« Tu peux le battre en dix coups? »

Question stupide et nous le savions tous les deux. Je pouvais le faire en trois coups, minimum. Sept, si la situation allait vraiment mal. Mais même dans le pire des cas, il était impensable que je me rende à 10. D’ailleurs, cela me fit rire un peu. Je jouais les blancs, bien sûr. Mais le blanc des échecs n’avait rien à voir avec le blanc de l’hôpital. Le blanc du pion que j’avançai était un blanc gagnant.

D‘après ce que j’avais put apercevoir au CSHEMA, les internés ne s’y parlait pas beaucoup. Ils étaient plus du genre à s’asseoir dans un coin et regarder leurs pieds durant toute la journée ou jusqu’à ce que le Docteur Millet somme leur nom dans l’intercom. Ils sortaient alors, tremblants, souvent accompagné d’un infirmier aux muscles plus gros que le cerveau. Heureusement pour nous, le doc semblait s’être vite désintéressé de notre cas. Il en avait à faire avec un certain Cole à ce qu’on disait. Je ne voudrais pas être à la place de ce pauvre malade. Il devait être sérieusement atteint pour être désigné comme proie favorite du directeur. Je ne crois pas que Millet se soit attaqué à quelqu’un de son niveau. C’était impossible. C’était un Français après tout. Et un médecin.

Au moins, d’après l’accent de mon compagnon d’internat, je n’avais pas à faire à un quelconque Parisien de… Il devait être anglophone, vu la qualité de son anglais. J’allais passer pour le gros nazi de service maintenant, avec… Non, c’est vrai, il ne m’avait pas entendu parler allemand. Restons-en là. Les préjugés raciaux accompagnant ma langue n’étaient pas rares – bien que les Belges n’eurent jamais rien à faire avec le massacre des Juifs. Restait maintenant à espérer que monsieur resterait muet durant la partie. Et serait assez humilié par sa défaite pour fuir sans trop engager la conversation. J’étais un très mauvais menteur et je n’avais pas du tout envie de discuter de ma soi-disant maladie avec un inconnu. Inconnu qui devait bien être malade lui.

_________________
² Tasse-toi Gehängt…
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Aleksis Cole
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MessageSujet: Re: Schach [CLOS]   Dim 9 Aoû - 0:05

Je m’installai sur le siège.

Je pris l’un des pions et le plaçait n’importe où sur la surface de l’échiquier. Je m’accoudai, totalement désintéressé. Je savais jouer. Même très bien, mais j’avais déjà assez mal à la tête. Je me revoyais face à mon père m’enseignant les règles du jeu de stratégie. Je n’avais pas tout compris la première fois et j’avais perdu patience. Mon père a dû en acheter un nouveau la fin de semaine suivante.

J’avançai une nouvelle pièce.

Je détailla mon adversaire. Il était plus grand que moi. De trois pouces au moins. Il semblait malade. Et comme plusieurs soit hors de la situation ou tout simplement dans son monde. L’autre devait être de trois ou quatre ans mon aîné. Cinq si nous étions généreux. Mais certainement pas plus. C’est yeux étaient...

14h30

Je sortis un sachet de sucre de ma poche. J’en engloutis le contenu remettant le papier vide dans ma poche.

Je bougeai mon cavalier.

Je tapotai mon oeil pour voir la grosseur de la bosse. Mon arcade sourcilière était enfler et devait sûrement avoir pris une drôle de couleur. Je soupirai. Quel allure devais-je avoir avec mes cheveux mals coupés, mes cernes sous les yeux et maintenant mon oeil au beurre noir. Ce devait être pathétique. Les patients prenaient un autre corridor lorsqu’ils me voyaient arriver. Un adolescent qui ressemblait à un mort, c’était Cole.

Un fou blanc était à la merci de mon cavalier. Sans grande conviction, j’attrapai la pièce de mon adversaire avant de la mettre avec mon papier de sucre. Très vite, un fou noir rejoignit le blanc.

Cela faisait quatre coups.

Cinq plus tard le match était fini. Et la victoire n’était pas mienne.

Je me levai.

Merci. Ce fut un plaisir de jouer avec vous.

Puis après trois pas je m’arrêtai. Je regardai vers le sol avant que mon regard se reporte sur le jeune homme.

Désolé.

Je revins à mon siège en faisant un détour cette fois. Je tendis ma main en avant.

Aleksis Cole.


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Volker Netzeband
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MessageSujet: Re: Schach [CLOS]   Dim 9 Aoû - 10:51

Neuf coups. Ce gars était un petit malin. Mais pas assez pour moi semblait-il. Gehängt était blasé et il ne fit aucun autre commentaire sur la partie qu’un grognement insatisfait : cela avait pris trop de temps à son goût. Les secondes s’égrainaient tendis que nous attendions que le jeune homme daigne quitter le champ de bataille. Mon pendu se leva nonchalamment pour le remplacer lorsqu’il abandonna son siège. J’hochai distraitement la tête sous sa remarque, en pensant déjà à quelle nouvelle stratégie j’aurais à faire. Et l’impensable se produisit : l’adolescent revint derrière les lignes ennemis et reprit sa position initiale. Il s’excusait de son manque de politesse je suppose. C’est pas grave, dégage mon grand! Il me dit son nom en me tendant la main et je le détaillai pour la première fois : cheveux courts, inégaux, teint blafard, cernes mauves sous les yeux… Et cette chose immonde qui couvrait son œil…

« Hum… Alors c’est toi Cole. »

J’étais mal à l’aise. Sans vouloir être impoli, je ne souhaitais pas vraiment avoir de compagnie. Surtout d’un pensionnaire dont je soupçonnais une terrible maladie. Je lui serrai cependant la main et me présentai. Comme si c’était évitable…

« Je suis Volker Netzeband. De Belgique. »

Autant préciser tout de suite avant de se faire traiter de gros nazi puant – ou équivalent. Toi, Cole, tu es le petit Australien maigrichon sous la tutelle du doc. Tu es son jouet, n’est-ce pas? J’imagine que tu dois être un cas de dépression avancé, ce serait la maladie la plus facile à supplanter de la part d’un psychiatre. Contrairement à ce que je pensais, tu n’es pas autiste ou retardé mental – ou, du moins, tu le caches bien à la façon dont tu joues. Amnésique à court terme, peut-être? Comme ça tu ne pourrais même pas te plaindre quoi qu’il te fasse. Et tu ne saurais même pas qu’il te fait du mal – si c’est lui qui t’en fait bien sûr. Tu pourrais aussi bien être masochiste, qui sait? Masochiste mythomane. Et tu essaierais te faire passer le Docteur Millet pour un psychopathe… Haha. Gehängt poussa un profond soupir d’exaspération.

« Qu’est-ce que tu fais? Envoie-le promener qu’on joue tranquille. »

Qu’est-ce qu’il croyait que j’essayais de faire? Sympathiser peut-être? Avec Cole? Haha! Bon, je devais dire quelque chose avant qu’il ne pose des questions impertinentes. Était-ce dans l’habitude des gens ici de vous demander de quoi vous souffriez? Peut-être que si je lui disais directement… Les gens ont peur des schizophrènes, hein? Je baissai les yeux vers le jeu d’échec. Je savais que je n’en étais pas capable. Et que ce serait hors propos de lancer ça comme ça.

« Ça va être encore long? »

J’esquissai un regard surpris à l’adresse de Gehängt : je ne l’avais jamais vu d‘aussi mauvaise humeur pour si peu. Comment voulait-il que je réussisse à gérer notre partie d’échec avec Cole devant moi? Qu’est-ce qu’on dit aux gens qu’on rencontre dans un asile? Merde! Ok, Doc, vous avez gagné, je n’ai aucune capacité sociale, je peux retourner dans ma chambre avec le jeu? J’aurais dû faire semblant d’être muet… Non, il m’avait déjà entendu parler alors que je le prenais pour le doc. Merde, merde, merde! Volker, Dummkopf! Dit quelque chose merde! VITE!

« Bravo pour la partie. Tu as bien joué. »

Bon. En plus d’une conversation qui allait être d’un ennui mortel – bravo pour le merveilleux sujet Volker! – j’avais droit à un regard glacial de Gehängt. Il était jaloux, ma parole! Deux phrases et c’était la crise existentielle. Ben voyons! Qu’est-ce que tu ne me dis pas mon ami? Tu sais quelque chose sur Cole que j’ignore? Il va s’en aller bien vite, ne t’inquiètes pas. Il ne doit jamais rester bien longtemps dans un coin vu la tête qu’il a.
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Aleksis Cole
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MessageSujet: Re: Schach [CLOS]   Dim 9 Aoû - 15:50

Lorsqu’il me renomma je fis un mouvement de main pour passer à autre chose.

-Oui, c’est mon nom. Je peux même te l’épeler si tu veux. A.L.E... Oui, Cole c’est ça. Co-le. Et tu ne te trompe pas. De toute façon, personne ne prendrait la chance de se faire passer pour moi.-

Puis, je n’eus qu’un haussement de sourcil. Enfin presque, puisque ma blessure m’empêchait d’en faire un vrai. Donc, ce Volker était un belge. Je détestais la géographie à l’école et pour une bonne raison. Trop de pays. Et à partir de tous ces pays, nous faisions des classes et apposions des étiquettes. Les pakistanais sont tous des terroristes. Tout comme les afghans. Les américains sont des gros tas de graisses, racistes de surcroît. Les chinois travaillent tous dans une usine quelconque. Les russes sont tous des communistes. Les allemands sont tous des pro-nazi. Et personne n’était capable de comprendre son voisin.

Je me rendis compte que j’avais toujours sa main dans la mienne. Après l’avoir lâchée, je portai la mienne à ma bouche. J’attendais. Quoi? Je ne le savais pas. J’attendais voilà tout.

Une...

Deux...

Trois minutes. Enfin, il venait de parler, mais je m’attendais à plus de sa part.

-Bravo pour la partie. Tu as bien joué... Je ne suis pas attarde. Et je suis sûr que t’aurais pu m’avoir en trois coups minimum.-

Je soupirai.

J’ai déjà joué.

Les coudes sur la table, penché vers l’avant, continuant à mordre mes doigts, je le fixai. Il me faisait penser aux jeunes que je côtoyais à l’école. Beau et propet. Ses cheveux bien coiffés, la peau parfaite, toujours bien mis même avec ces habits ressemblant à des pyjamas. Ça me purgeait. J’étais pareille à lui avant de venir ici et avant d’avoir passer sous les mains du Doc. Maintenant...

Je fis un mouvement pour prendre une nouvelle pièce. Je retirai ma main comme si j’avais reçu un choc. Je la regardai puis le pion. Mes yeux refirent le même chemin. Main, pièce. Ils se posèrent alors sur Volker.

Puis-je vous donner un conseil? Après cette rencontre, faites comme les autres. Évitez moi. Je ne suis ni dépressif, ni masochiste, ni schizophrènes, ni rien de se genre. Je ne suis pas une personne recommandée ici. Si vous me voyez à la cafétéria, allez le plus loin possible. Si vous me croisez dans un corridor, longez le mur.

Mais je ne bougeai pas. Je restai assis là.


Dernière édition par Aleksis Cole le Mar 11 Aoû - 22:23, édité 1 fois
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Volker Netzeband
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MessageSujet: Re: Schach [CLOS]   Lun 10 Aoû - 0:16

Je ne pus m’empêcher de sourire suite au baratin de Cole : d’accord, c’est noté mon petit, tu n’es pas malade, seulement empli de cynisme. Le doc n’aime pas la compétition je suppose. C’est pour ça qu’il te hait? Parce que tu lui donnes encore plus de sarcasme qu’il ne t’en envoie. Un obstiné. Mon sourire s’élargit : il fallait le dérider un peu. Gehängt dut deviner mes intentions car il s’éloigna en grognant de plus belle.

« D’accord Cole. Est-ce que t’as la peste? Ou la lèpre? Ou ce sont des raisons pour être seul? »

Je pouvais bien avoir à faire avec un psychopathe. On avait vu des visages d’anges plus meurtriers que ça. Mais Cole avait plus l’air d’un rebelle emprisonné que n’importe qui dans cet asile. Même moi, à la limite, je tolérais mon internat. Ça n’avait rien de si terrible. Sauf pour l’ennemi public numéro un du centre.



Un peu de paranoïa semblait cependant émerger de Cole. Je trouverais bien ce qui l’affectait avant qu’il ne me le dise. Ça ne devait pas être si dur. Plus compliqué que de deviner quelle fausse maladie m’avait été attribuée en tout cas. Il se mordillait les doigts. Tu repasserais pour le non-masochisme mon grand! Pour sûr, avec ce genre de tic, tu es aussi atteint que les autres. Moi, je ne tiquais pas. C’était à ce moment que l’orage éclata.

« EST-CE QUE TU VAS T’OCCUPER DE MOI À LA FIN! »

Mon sourire dut se crisper sous les douces et mélodieuses paroles de Gehängt. D’accord, je le laissais un peu tomber pour quelque chose que nous considérions un peu comme un détritus, mais de là à faire une telle crise. Les dents serrées, le visage figé, j’étais devenu statue face à Cole. Surtout, ne pas réagir. Le pendu allait se calmer.

« NON! JE NE VAIS PAS ME CALMER! TU VAS RENVOYER CE RAT DANS SON TROU ET ON VA FINIR NOTRE TOURNOIS! »

Mes lèvres se pincèrent d’elle-même. J’avais toujours haïs que l’on me crie dessus. Je ne le supportais tout simplement pas. Ça me mettait les nerfs en boule. Je pouvais en pleurer. Sueurs glacée dans le dos, je me penchai vers Aleksis et balbutiai :

« Tu m’excuses quelques secondes? J’ai… J’ai mal à la tête. »

Gehängt et sa tête horrible avaient décidé d’escalader une autre table de la salle, histoire d’être plus grand que moi. Il s’était tut lorsque j’avais reculé ma chaise et avait marché jusqu’à lui. Mais il me fixait de ses yeux morts exorbités. Pas de chance, ils avaient cessé de me faire peur quatre secondes après notre rencontre. Dos à Aleksis, je ne me gênai pas pour lui faire lire sur mes lèvres tout ce que je voulais lui dire. « Qu’est-ce que tu veux! »

« Je veux, mon cher Volker, que tu chasses ton nouvel ami d’ici. »

Je levai les yeux au ciel : ok, c’était quoi cette petite scène minable qu’il me jouait là? J’avais déjà eut des amis, des vrais et pas des simples mecs avec qui je discutais au-dessus d’un jeu, et jamais il ne m’avait fait de colère à ce sujet. Est-ce qu’il voulait me protéger du doc? Sa folie envers Cole était-elle contagieuse? Gehängt tira d’un coup sec sur le bout de corde qui pendait de son cou, le resserrant étroitement.

« Immédiatement. »

Ma langue fut plus rapide que ma tête.

« Nein. »

Et il sourit, victorieux. J'allais bel et bien chasser Cole. Sans le vouloir. En lui faisant peur.
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Aleksis Cole
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MessageSujet: Re: Schach [CLOS]   Lun 10 Aoû - 1:07

Je déposai près de vingt sachets de sucre vide sur la table juste en face de lui.

Diabète. Et rassure toi, ce n’est pas contagieux.

Ma voix avait été dure. C’était un sujet à éviter avec moi, mais je ne voulais pas qu’en plus ce Volker répande sur moi la rumeur d’être un lépreux. Là, tout le monde se tiendrait à plus de quinze mètre de moi. Je n’avais pas besoin de ça en plus. Les autres patients me regarderaient avec la crainte de voir un morceau de nez tombé dans mon bol de céréale le matin.

Le jeune homme m’intriguait par ses regards vers la droite et son sourire se crispant à l’occasion. Mes yeux se portèrent dans la même direction, mais pour moi il n’y avait rien d’extraordinaire. Une table avec quatre chaises. Blanches, bien sûr.
Je dus tendre l’oreille pour entendre les paroles de Volker. Encore une fois, je le regardai avec surprise.

-Sa tête a trop enflée? Il n’y a plus de place pour son cerveau?-

Je ne pouvais le quitter du regard. La scène était beaucoup trop étrange pour ne pas être intéressante. Et dans un centre pour personne tel que nous, il y avait toujours de quoi pour me surprendre. Je tournais ma chaise pour être plus confortable.

Nein... c’est non?

Puis à l’intention de Volker:

Qu’est-ce qu’il y a? Ton ami te fait une scène?

Mon ton de voix était beaucoup plus à la rigolade qu’à autre chose. J’en avais vu de toutes sortes ici et se parler tout seul était chose commune.


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MessageSujet: Re: Schach [CLOS]   Lun 10 Aoû - 10:29

« RIEN! Rien du tout! »

Je devais être la personne la moins crédible quand il s’agissait de mentir. J’étais convainquant quand il s’agissait de défendre mon opinion – ou d’inculquer un criminel – mais pas vraiment lorsqu’il s’agissait de faire comme si de rien n’était face à un mort-vivant furieux. Ma voix était beaucoup trop aigüe, et mes yeux s’agrandissaient dans leurs orbites. Plus de signes de panique que je n’en avais besoin. Si Cole prononçait les mots ami et imaginaire… Il ne l’avait que sous-entendu. Surtout, tais-toi Cole. Surtout, tais-toi Volker. Plus facile à dire qu’à faire.

« Son AMI? Son AMI qui lui fait une scène, petit avorton? Lui au moins, il en a des amis! IMBÉCILE! »

Ça devenait franchement exécrable comme situation. Gehängt ne semblait plus du tout rationnel. Un esprit frappeur. Il criait sur Alkesis, qui ne pouvait pas l’entendre. D’ailleurs, le pendu dut s’en apercevoir parce qu’il tenta une nouvelle approche. Non. Après réflexion, ces gestes m’étaient entièrement destinés. Une des chaises du centre me passa à un pouce de la tête. Ok, Gehängt, tant pis pour Aleksis.

« Hör auf! Halt dich sofort Gehängt! ² »

Mes paroles n’eurent pas l’effet escompté. Ou, elles poussèrent mon ami dans un autre genre de colère. Retour à la case départ. La voix du fantôme, aussi froide que la mort qui le possédait, semblait vouloir fissurer tout ce qui était à sa portée. Comprenez : moi.

« Tu ne comprend pas Volker. Je ne vais pas arrêter. Je ne m’arrêterai pas tant que cet Australien aura une cellule dans cette pièce. Tant qu’il sera à moins de vingt mètres de toi. C’est toi qui décide quand ça s’arrête Volk’. Cet homme est le mal incarné. Jamais je ne le laisserai te côtoyer. Même s’il faut que tout le centre soit convaincu de ta débilité pour cela. »

Des larmes perlèrent à mes yeux. Je reculai, me repliaNT à la manière d’un animal pris au piège. J’étais coincé. Gehängt ne me laisserait jamais sortir du CSHEMA, malade ou pas. Il était convaincu que j’étais en sécurité ici. Il était convaincu que si je mettais le doc dans ma poche, je serais encore plus en sécurité. Surtout si je ne m’acoquinais pas avec ses ennemis. L’âme à la corde descendit de la table, ses yeux globuleux toujours ancrés dans les miens. Ils me figeaient. J’étais revenu près d’Aleksis, dans ma fuite. Et c’était aussi la direction que Gehängt prenait. Aleksis. Je le vis me sourire, de son sourire de mort, tandis qu’il attrapait une deuxième chaise. Il était à moins de deux mètres de nous maintenant. Je plongeai avant que le siège ne s’abatte sur Cole, l’entraînant avec moi dans ma chute. Le bruit réveilla le garde, qui était d’excellente humeur, comme toujours. Voyant la chaise se relever pour frapper une nouvelle fois, je choisis d‘affronter le garde plutôt qu’un fantôme fou furieux. J’attrapai Cole par la main et le tira de toutes mes forces :

« Cole rennt! ³ »
_______________________
²Arrête! Arrête-toi immédiatement Gehängt!
³Cours Cole!
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MessageSujet: Re: Schach [CLOS]   Mar 11 Aoû - 22:21

-Il me prend pour un con ou il est tout simplement fou? J’opte pour la deuxième réponse.-

Même mon petit frère serait plus convaincant que lui. Il se passait quelque chose dans sa tête et ce n’était pas très rassurant à assister. Surtout lorsque Volker se mit à crier. Je n’y comprenais presque rien. Quelques mots ressemblaient à de l’Anglais sauf que le sens de la phrase m’échappait totalement.

C’est quoi le problème?

Je le voyais reculer. Il semblait terroriser par je ne savais quoi. Volker semblait dans un monde parallèle à celui-ci. Je n’eus aucun réflexe lorsqu’il se jeta sur moi. Je tombai lourdement sur le sol froid et lisse du centre. Ma tête cogna durement contre le plancher. Je ne pus m’empêcher de grimacer. Le contact de sa main sur ma peau me fit frissonner.

Lâche-moi.

Je voulais arracher ma main de sa poigne mais il me tenait trop fort. En passant devant le garde, je regardai celui suppliant. J’étais obligé de suivre le schizophrène. Je décidai de me laisser tomber en pleine course.

Je n’avancerai plus.

J'avais conciense d'agir comme un enfant. Soudain, le garde arriva derrière nous accompagné d’un autre infirmier. Aussitôt, je me relevai. Je poussai Volker devant moi.

J’ai changeai d’idée. Court.
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Volker Netzeband
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MessageSujet: Re: Schach [CLOS]   Mer 12 Aoû - 13:03

Y avait-t-il un endroit où l’on pouvait s’enfermer? Non, impossible... Même les toilettes devaient pouvoir s’ouvrir de l’extérieur. Pour la sécurité, bien sûr. Sauf que ça se retrouvait à jouer contre vous quand vous fuyiez. Un poids m’arrêta net dans ma course : Aleksis s’était effondré par terre. Volontairement. Un sceptique, génial. J’avais vraiment besoin de ça en plus. Et lui qui continuait à me parler en anglais. La panique me faisait perdre tout contrôle des langues. Je comprenais ce qu’il me disait. Mais j’aurais été incapable de lui répondre. La langue saxonne semblait s’être effacée définitivement de ma mémoire. Horreur!

Des pas résonnèrent au bout du couloir. Ce fut un argument assez convainquant pour que Cole se remette à courir. J’avais l’impression que nous n’allions nulle part. Tous les couloirs étaient pareils, de la même couleur laiteuse que nos habits déformants, et semblaient tous mener vers celui que nous venions tout juste de quitter. Tournions-nous en rond? Hey Aleksis, tu vois comment je suis en train de tout foutre en l’air pour toi! Deux nouveaux amis surgirent devant nous. Ok, le centre au complet essayait de nous arrêter maintenant? Pour deux chaises et quelques cris? Ou alors... Alors Gehängt les avaient convaincus de quelque chose de pire encore... Il leur avait dit que nous nous enfuyions! Que nous nous échappions du CSHÉMA!

« Auf der linken Seite! ²»

J’attrapai de nouveau Cole par le bras et l’emmena avec moi derrière la porte que j’avais repérée à la dernière seconde. J’avais bien raison, nous tournions en rond : nous étions de retour dans la salle de jeux. Avec un regard pour la chaise la plus proche, je me dis qu’elle pourrait bien nous être utile cette fois. Je la calai sous la poignée de la porte. Si tout le monde le faisait dans les films, ça ne pouvait pas être si faux, non? Un tambourinement sonore de l’autre côté nous avertis de la présence des gilets bleus.

« Ok, es wird gehen... ³ »

Je jaugeai mon installation une dernière seconde et me sauvai dans le fond de la salle, abandonnant Aleksis devant la porte. J’en avais marre de lui. Je voulais être tout seul. Je voulais être dans le silence. Chaque coup à la porte m’arrachait un sursaut angoissé. Face au mur, je m’accroupis, glissant mes mains contre mes oreilles par la même occasion. Plus de bruits, par pitié. Silence, je ne voulais que le silence.

« Bonjour Volker. »

C’était Lui. À l’aveuglette, les paupières crispées et les oreilles toujours bouchées, je trouvai l’épaule de Gehängt. Sa main contre ma nuque me fit frissonner et je me mis à pleurer doucement. Il commença à me caresser les cheveux de son autre main, tranquillement, affectueusement. Ses doigts s’emmêlèrent dans ma tignasse et son bras descendit autours de mes épaules. Je reniflai. Son corps était glacé, mais je n’avais pas froid. Il dégageai comme une sorte de chaleur en me touchant, même si son contact était tout ce qu’il y avait de plus froid. C’était lui qui m’avait rappelé dans cette pièce. Pour me sauver. Mes mains se détachèrent de mes oreilles et elles allèrent se nouer au-dessus du nœud coulant de Gehängt.

« Gewächshaus mir sehr. ²³ »

_____________________
² À gauche!
³ Ok, ça va aller...
²³ Serre-moi fort.
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Aleksis Cole
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MessageSujet: Re: Schach [CLOS]   Ven 14 Aoû - 11:51

J’étais foutu. À nouveau. Et par la faute d’une autre personne que moi. Le Doc allait avoir une bonne raison pour me faire souffrir encore plus que la dernière fois. Motif: Tentative de fuite, désobéissance aux infirmiers, ou, comme la dernière fois avec Black, s’acoquiner avec un autre patient. Je me mordis les lèvres à l’idée de ma prochaine séance avec le psychologue du centre. Des cris me ramenèrent à la raison.

Couloir S-14 monsieur...

J’eus le temps de voir un infirmier descendre un émetteur-récepteur radio portatif (communément appelé talkie walkie). Je me laissai guidé par Volker sachant qu’il était nouveau ici. À quoi bon faire autrement. D’une façon ou d’une autre, Il allait nous retrouver. Et peut-être qu’avec les vidéos le Doc se diraient que c’était la faute de mon voisin.

Je restai proche de la porte. J’écoutais ce qu’il se passait de l’autre côté. Je souris avant de m’esclaffer.

Monsieur, ce n’est pas de notre faute... ils couraient trop vite... Je ne dormais pas monsieur... Je les surveillaient... Oui, je sais, Alek...euhm... Cole... Et le nouveau m’a pris par surprise. Il était calme au départ... Non ce n’est pas une bonne raison pour...

J’adorais ce que j’entendais. Je pouvais facilement imaginer la scène de l’autre côté. J’allai m’asseoir contre le mur faisait face à Volker. Il s’était assis de l’autre côté complètement de la salle. Le jeune homme commença à pleurer. Je me relevai pour m’avancer vers lui, les bras écarter pour lui signaler que je n’étais pas dangereux. Depuis que j’étais dans le centre, j’avais assister à plusieurs scènes qui auraient pu devenir très dangereuse.

Ne t’en fais pas. Tout va bien aller.

J’étais rendu au milieu de la pièce. D’un côté j’entendais les cris des infirmiers et de l’autre, je voyais les larmes couler sur les joues de Volker.

Je dirai que tout est de ma faute.
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Volker Netzeband
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MessageSujet: Re: Schach [CLOS]   Mer 13 Jan - 3:23

Le silence. Je pleurais sur l’épaule de Gehängt et il m’offrait le silence, d’une façon ou d’une autre. C’était merveilleux. C’était parfait.

« Monsieur Netzeband… »

J’ignorai le frisson d’effroi qui me parcouru le dos. Quelque chose avait changé. Quelque chose avait changé entre le moment où mon pendu m’entourait les épaules et que le silence soit fait. J’étais engourdis…

J’entrouvris les yeux, les cils collés ensembles par les larmes, les paupières lourdes comme de la brique. Mon corps bascula sur le coté et tomba, comme au ralentit, sur le sol. Ma tête rebondie sur une chaussure bien cirée tandis que des yeux flous me regardaient d’en haut. J’essayais de bouger mon bras pour me relever mais j’avais l’impression de nager dans du plomb en fusion à chaque mouvement, la température en moins. Quelque chose brillait. Quelqu’un criait. Est-ce que j’étais en train de mourir? Mes paupières se refermèrent d’elles-mêmes, trop pesantes tout à coup.

On bougeait. On me bougeait. Déplaçait. Comme un objet au poids important. Comme un meuble. Étais-je un meuble? Je ne sais pas.

Et soudain, un choc électrique me remis en place. Sur un chaise. Dans le bureau du Doc. À coté d’Aleksis. Attaché. Lui aussi. Le Doc derrière son bureau. La porte qui se referme tranquillement. Une sensation de brûlure dans la cuisse. Calmants et excitants.

[Suite dans le bureau du Doc, je te laisse commencer ]
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