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 Bobin, Luna

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Luna Bobin
Patiente
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Sexe : Féminin
Nombre de messages : 546
Age : 40
Nationalité : Française

MessageSujet: Bobin, Luna   Mar 12 Jan - 7:59

Dossier médical


Nom & Prénom- Luna Aglaé Iseult Célestine Bobin

Sexe- féminin

Âge- trente-deux ans

Nationalité- Française

Traits physiques- De proportions normales, elle n'est pas spécialement belle. Des cheveux châtains jusqu'aux épaules, des yeux marrons. Une peau très fine et très claire mais marquant très peu pour ce qui est des cicatrices (à contrario, tout ce qui est perfusions et prises de sang peuvent la marquer pendant plusieurs années). Rien d'extraordinaire à signaler.

Taille- un mètre soixante-deux

Poids- cinquante-huit kilos

Maladie ou handicap physique- a une santé fragile : souffre de ses articulations suite à une pratique de danse intensive, de natation et de plongée, problème de dos, détresse respiratoire et tachycardie suite à un souffle au coeur (plus de crise de spasmophilie, mais risque encore présent); souffre d'une déficience immunitaire au niveau de la matrice; sensible aux gastro, grippe, trachéite (dont elle ne guérit plus)...; a un métatarse du pied droit cassé de façon irréparable, et le péroné droit fêlé ce qui peut s'avérer douloureux. Sans cesse en hypoglycémie et sous traitement contre une carence en magnésium.

Autres- Elle a la physionomie d'une femme de vingt ans (même si celle-ci est influencée par son psychisme). Garde des cicatrices à peine visibles sur le maillot, les poignets et les paumes de la main. Très frileuse, a besoin de beaucoup de chaleur. Elle a une très bonne ouïe.


Dossier psychologique


Qualités- (* selon elle ou le plus objectivement possible ?*) sensible et empathique, généreuse, calme, à l'écoute et plutôt perspicace, très observatrice, voire protectrice, discrète, organisée, plutôt intelligente, personne de confiance, peut faire preuve de volonté, jamais violente, s'efforce de faire toujours passer les autres avant elle, très professionnelle, une très bonne mémoire

Défauts- hypersensible, très nerveuse et stressée, manque de volonté et de courage, a une trop forte tendance à se renfermer, jamais violente, perfectionniste, manque cruellement de confiance en soi, a beaucoup trop d'imagination, pleure trop facilement, ne supporte pas la douleur, peureuse, menteuse, idéaliste, n'ose pas réaliser ce qu'elle veut, jalouse, invisible, faible physiquement et psychologiquement.

Aime- aider les autres en soulageant la souffrance, préserver les gens de la souffrance, son travail plus que tout, la musique, la littérature, le cinéma, la photographie, la danse, dessiner, la cuisine, les enfants, l'amour (elle ignore si elle l'a déjà connu), le romantisme, être belle pour quelqu'un, se sentir utile aux autres, l'honnêteté, le courage, le bien et le beau, la mer, voire l'eau en général. Elle s'intéresse énormément à la psychologie humaine et au social

N'aime pas- la méchanceté, la souffrance, l'injustice, l'hypocrisie, elle-même, sa faiblesse, les régimes (logique quand on a aucune volonté)

Comportement avec les gens- calme et serviable, elle essaie d'être rassurante, d'arrondir les angles, d'apporter du réconfort, ou juste une oreille ou une épaule. Un peu d'aide somme toute. Le personnel du centre, ayant connaissance de ces compétences médicales, la laisse faire tampon. Elle est timide et est très maladroite pour ce qui est d'approcher les gens, de démarrer une conversation... Elle préfère écouter les autres plutôt que parler d'elle, car elle est très renfermée et assez solitaire, même si cela lui pèse affreusement ( ce qu'elle ne s'avoue pas facilement).

Maladie ou handicap mental- Tout d'abord, elle souffre à la fois d'un complexe d'infériorité et d'un complexe de supériorité, ce qui a entrainait plusieurs autres maladies.
A force de se dénigrer et de se trouver invisible, elle s'est tant et si bien renfermer sur elle-même qu'elle en a développer un sérieux trouble la communication : ainsi est-elle incapable d'exprimer ce qu'elle ressent. C'est d'ailleurs ce même trouble qui est responsable de sa totale incapacité à être violente, puisqu'elle inhibe tous ce qu'elle ressent. Vous n'arriverez même pas à la faire crier si elle est en colère. Plus elle se renferme sur elle-même plus elle s'enfonce et implose. Elle souffre aussi d'un léger trouble de l'attention.
Elle se reproche à elle-même ce qu'elle est, et se reproche sa faiblesse, son manque de volonté, son incapacité à y remédier et à s'améliorer. Car elle voudrait être parfaite, parfaite pour tous le monde.
En effet, paradoxalement, elle cherche à être aimée et à attirer l'attention. Elle fonctionne comme le dicton : « Tu cris fort pour cacher le vide de ta vie ». Elle veut qu'on la voit, qu'on s'intéresse à elle. Mais son manque de confiance en elle la mutile, la muselle et renforce son trouble, ce qui la rend effectivement transparente et superficielle aux yeux des autres.

Un mal être d'adolescent me direz-vous ? On en trouve partout, inutile de l'interner dans un quelconque hôpital psychiatrique ?
Vous n'avez pas tord. Sauf qu'elle a un sur-moi extrêmement sensible à la douleur, à la souffrance. Non seulement la sienne, mais à celle des autres plus encore. Elle est interpelée par cette détresse. Tellement, qu'elle peut se confondre et réellement se mettre à la place de l'autre, sans toujours pouvoir entièrement en sortir. Son hyper-sensibilité rend son trouble extrêmement volatil. Ainsi, le jour où un psychiatre arrivera à lui faire exprimer sa violence refoulée, mieux vaut qu'il puisse l'enfermer, aussi bien pour elle que pour les autres. Heureusement, aucun de tous les professionnels qu'elle ait pu consulter n'a réussi.
Par ailleurs, elle a une conscience très vive de son état ce qui ne fait qu'accroître sa souffrance.
Son complexe d'infériorité/supériorité a trouvé le moyen de s'exprimer dans la position du martyr. Voilà pourquoi, il lui est beaucoup trop salutaire d'aider les autres. Elle ne vit réellement que pour ça. Cette vision d'elle la conduit à se considérer comme égoïste et à se mutiler d'avantage (ce qui est un tord, car elle le fait d'abord par une réelle générosité). Elle a terriblement besoin des autres. Elle est terrifiée par l'image qu'elle donne d'elle-même et du regard des autres, de la façon dont ils la perçoivent et l'image qu'ils lui renvoient d'elle-même, ce qui peuvent être des choses bien différentes.

Son besoin d'attention s'exprime par son imaginaire : ainsi, souffre-t-elle d'hallucinations auditives (ne pas confondre avec des acouphènes), de douleurs fantômes, ce qui est extrêmement perturbant (c'est l'un des symptômes que l'on retrouve par exemple chez des paranoïaques).
Elle invente également des choses, à la fois pour lutter contre la solitude qui lui pèse mais aussi pour que les autres l'aiment de peur que s'ils la voyaient telle qu'elle est ils ne l'aimeraient peut-être pas. Elle est ni schizophrène, ni mittoman car elle invente consciemment ce qu'elle dit et elle a conscience que c'est faux.
Par ailleurs, il ne faut pas oublier qu'elle est terrorisée par son père, dont les crises de colère ont aggravé, voire peut-être provoqué, son intolérance à la souffrance (Sa mère, par exemple, est tombée gravement malade à force de régime, influencée par l'obsession de son père pour le poids). De plus, elle a emmagasinée une immense souffrance intérieure du fait des attouchements et du viol dont elle fut victime de la part de son oncle, viol dont elle n'obtint jamais reconnaissance.

Cela a également entraîné chez elle un trouble de l'identité sexuelle : indifférence quand à son corps lorsque celui-ci peut donner du plaisir à l'autre, même si cela engendre une souffrance pour elle, mépris de son corps qui ne fonctionne pas correctement suite à son incapacité à faire l'amour avec des personnes qu'elle aime et qui l'aime et la désire, son incapacité à ressentir du plaisir. Elle se trouve anormale. Et en vient à mépriser ce genre de rapports.

Jusque là, aucuns professionnels, et pourtant elle en a vu de très bons, et pas même elle, n'ont réussis à venir à bout de tous ses blocages et ses inhibitions. En réalité, à chaque thérapie, le résulta était le même : rien. Elle est tout à fait saine d'esprit et tout à fait équilibrée. Et pourtant, ils ne devraient pas en venir à cette conclusion, ils l'admettent. Seulement, ils n'arrivent pas à l'atteindre.

Valeurs- le bien et le beau, la générosité, la gentillesse, la justice, le don de soi, respecter et préserver l'innocence, le pardon

Tics- chantonner, faire bouger sa jambe (ce tic n'est pas un signe d'un quelconque état psychologique)

Passé- Une vie normale dans une famille normale, c'est ainsi qu'elle le définirait. Elle vécut dans une famille ordinaire, un peu plus aisée que la moyenne sans être riche.
Ainsi, la nièce du doyen de l'université de paris-sud vécut ses premières années auprès d'un père sympathique mais colérique, qui l'effrayait énormément, obsédé par son propre poids et celui de sa femme et de sa fille, une mère gentille, très influençable et un peu étouffante et deux petits frères gentils mais casse-pieds. Le plus âgé, de deux ans plus jeune qu'elle, était gentil mais très fainéant, comme un gros pacha, influençable par ses amis. Son autre frère, de sept ans le cadet de sa soeur, se place dans la rébellion, surtout contre sa mère, mais peut aussi se montrer très affectueux. Vivait également avec eux leur grand-mère maternelle, se mêlant un peu trop de tout, et avec un léger problème d'alcool que la jeune fille dut gérer seule pendant un certain temps avant que sa mère dut admettre que sa fille ne manquait finalement peut-être pas de respecter à sa grand-mêre.
Elle a des trous de mémoire quand à son enfance, et même à son adolescence, depuis qu'elle est en cinquième. Elle se souvient avoir passé une enfance plutôt sans vague. Elle était aimée mais n'en restait pas moins seule. Ses parents oubliaient parfois de venir la chercher à l'école. Elle souffrit également de l'obsession de son père et de sa tante quand au poids. Le plus jeune de ses frères étant malade, ses parents étaient très accaparés par lui, ce qui est assez normal, mais sa mère développa un amour un peu trop controversé pour son fils.

De l'école primaire au collège, Luna était bonne élève mais elle était trop fragile et manquait cruellement de confiance en elle et se faisait marcher dessus. Elle était seule, et n'avait pas de véritable amie. On profitait d'elle, lui volait son goûter, l'humilier pour ensuite obtenir d'elle les bonnes réponses aux interrogations. En revanche, elle aimait bien s'occuper des petits, faisait du baby-sitting, et la danse lui permettait toujours de se défouler. Elle n'avait pas de rancoeur contre ces camarades de classe, mais préféra simplement s'éloigner et rester seule.
En quatrième, pour la première fois, elle consulta un psychiatre (sur les conseils un peu trop pressant à son goût de sa mère) car elle ne supportait plus de rester avec sa famille et restait seule, à constatée qu'elle était bien incapable de se souvenir quoi que se soit de son enfance. Elle n'arriva à rien, fini par juger ce petit manège ridicule et inutile et laissa tomber. Ses souvenirs revinrent d'ailleurs à peu près, sans qu'elle n'est à les chercher. De toute manière, elle vivanit aussi bien sans.

Au lycée, ses relations avec les autres s'améliorèrent un peu, en restant toute fois assez superficielles.
C'est en fin de première qu'elle tomba amoureuse, lui sembla-t-il, pour la première fois. Il allait très mal, avait beaucoup souffert de sa rupture et elle l'aida, s'attacha à lui. Elle ne pouvait pas se résoudre à le laisser comme ça, malgré des accusations de viol contre lui. Elle ne saurait dire à quel moment elle tomba amoureuse, ni si c'était réellement ce que contient le mot « amour ». Les six premiers mois furent éprouvants car elle était incapable de lui donner ce qu'il voulait, incapable de faire l'amour, ni même d'être touchée.

A peu près à la même époque, au mois d'août clôturant son année de première, sa mère, qui se trouvait avec elle, reçut un coup de fil délicat.
La mère de Luna, Marie, avait une soeur aînée, Isabelle, et deux frères, Alain et Paul. La femme d'Alain, Laurence, lui avait donné deux filles, Frédérique et Angella, les seules cousines de Luna et de ses deux frères. Les enfants avaient toujours étaient très proches. D'ailleurs, c'était le cas pour toute la famille de Marie, et la plaque tournante, le point de ralliement, était la maison de Luna.
Lorsque Marie décrocha ce matin-là, Laurence était au bout du fils. Un an et demi plus tôt, Alain et Laurence avaient reçu la visite d'Isabelle et de son époux. Tout le monde était allé se promener, lors du traditionnel tour du lac, excepté le mari d'Isabelle et Angella. Au soir, une fois les deux invités partis, Frédérique découvrit sa petite soeur en train de pleurer. Cédant à sa soeur, Angella avoua que son oncle avait, alors qu'elle était assise sur ses genoux, passé la main sous son tee-shirt, jusqu'à descendre dans la culotte de l'enfant. Evidemment, Frédérique n'hésita pas à prévenir ses parents. Au bout d'environ six mois, cette dernière fini elle-même par parler : elle avoua avoir été victime d'attouchements par ce même homme, et, plus grave, de viol (d'après sa définition légale, où il s'agit de toute pénétration par quelque instrument que se soit). Leurs parents avaient tenté d'en discuté avec le mari d'Isabelle, mais cela fut peine perdu. Aussi, Laurence appela-t-elle la mère de Luna pour l'informer de cette histoire, et de leur décision de porter plainte.
La mère de Luna ne mit pas sa fille au courant, ce qui aurait été inutile car elle en avait suffisamment entendu par elle-même. De plus, elle avait remarqué que, bien qu'ils se toléraient, la famille de Frédérique avait du mal à cohabiter depuis deux ans avec le mari d'Isabelle. Ainsi, s'évitaient-ils lors des grands repas de famille pour les anniversaires et surtout pour Noël. A partir de là, ce fut une séparation complète.

Marie voulait épargner ses enfants et l'histoire fut entourée de discrétion. Tous leurs efforts ne suffirent pas pour cacher le déroulement de l'histoire à Luna, qui n'y tenait pas de toute façon. Au moins ses cousines ne furent pas complètement seules et cela permit également à la jeune fille de réfléchir. Dans ce même temps, la mère d'Isabelle vivant chez Marie et Isabelle et son mari ne réalisant pas du tout la gravité de la situation, tout ce que pouvait entraîner une plainte déposée, ils continuaient à venir fréquemment à la maison et invitaient Luna de temps à autre à voir un film...
L'année s'écoula sans trop de vague, excepté que Luna se découvrit un certain talent pour la simulation. Elle obtint son bac S et entra en faculté de médecine.

Son oncle lui conseilla de venir à paris Sud, faculté dont il était le doyen, mais elle préféra laisser faire l'éducation nationale (contre l'avis de n'importe quel autre étudiant) et se vit affecter à la faculté de Créteil, l'un de ses choix. Elle ne l'avait pas mis dans sa liste tant pour son niveau que pour son programme. Elle s'y intégra bien mais cette année là fut tout de même plus difficile à gérer.
Tout d'abord, son couple s'essoufflait et elle souffrait de plus en plus lorsqu'ils faisaient l'amour. Elle tomba ensuite malade, de rechute en rechute, et c'est alors que l'on diagnostiqua son immunodéficience.
Dans le même temps, on lui apprit que le mari d'Isabelle, et elle-même, était convoqué par la brigade de protection des mineurs. En réalité, elle s'en doutait déjà, et n'eut qu'un simple lien à faire avec un mystérieux coup de téléphone du dit commissariat alors que ses parents n'étaient pas là. Lorsque ces derniers avaient appelé, au numéro laissé, le père de Luna conclua : « Une erreur, rien de grave. ».
Ce qu'il y avait de bien chez les Bobins c'était que, lorsqu'il fallait avoir une discussion sérieuse, toute la maison était au courant. En effet, les parents arrivaient en grand bas de combat, débarquaient dans la chambre de l'intéressé qui se trouvait obligé d'interrompre toute activité, fermaient soigneusement la porte (renvoyant tout malheureux qui se risquait à les interrompre) sans une explication mais le visage grave, s'asseyaient confortablement, le front plissé et l'air dramatique des comédiens de tragédies grecques. La mère se tortillait sur son fauteuil en évitant de croiser le regard de l'intéressé, en mère déçue, peinée. Le père toussotait, croisait ses doigts sur sa poitrine. Un vrai cérémonial.
Tout ça pour qu'on vous apprenne (en essayant d'enrober au mieux les choses : « Ton oncle est mis en garde à vue !... mais ne t'en fais pas, il n'y a aucun soucis à se faire ! » déblatéré avec des mines de désespérés) qu'effectivement votre oncle était convoqué pour un interrogatoire, Isabelle également, suite à la plainte déposé par vos autres oncles et tantes pour attouchement sexuels contre vos cousines. Vos parents lui ont trouvé un bon avocat, mais c'est vraiment un gros choc pour eux. Enfin, (mais surtout ne pas s'inquiéter !) vous êtes convoquée, vous et votre mère, dans deux jours pour être entendues sur cette affaire. Pourquoi vous ? Mais parce que vous êtes le témoin clef : c'est votre témoignage, notamment depuis que vous êtes majeure, qui peut soit aider votre oncle ( car, même si le témoignage d'Angella semble plutôt crédible, avouons-le, nous avons de gros doutes quand aux accusations de Frédérique !), soit donner crédit aux accusations de vos cousines et permettre aux enquêteurs de décider de la mise en garde à vue de votre oncle ou non !
Avec tout ça, on souhaita bonne nuit à Luna, la pria de garder le secret ( chose évidente) et de ne pas s'inquiéter.

Lorsque la jeune femme fut entendue, elle n'évoqua que ce dont elle était le plus sure. Elle n'avait jamais considérée les gestes qu'il avait pu avoir avec elle comme des attouchements. Une marque d'affection un peu trop démonstrative peut-être. Il avait toujours été très gentil avec elle, et elle l'avait souvent vu. Elle avait dormi chez lui et était partie en vacances avec lui, avec Frédérique ou sans. Elle ne pouvait imaginer qu'il ait voulu leur faire du mal. Bien qu'elle concéda que les gestes qu'il eut étaient mal, ses intentions ne l'étaient pas nécessairement. Il n'aurait pas agi dans le but de leur faire du mal. Elle pleura aussi de ne pas avoir su protéger ses cousines, de ne pas avoir parler avant pour qu'elles n'en soient pas victimes elles-mêmes. Les conséquences de cette histoire l'effrayaient également : sa tante ne pourrait jamais le croire, elle ne pouvait l'admettre; c'était tout son monde qui s'effondrait, persuadée de l'innocence de son mari. Lui-même allait perdre sa vie. Les parents de Luna furent mis au courant par leur fille et le mari d'Isabelle souffrit une garde à vue de quarante-huit heure. N'ayant pas parler au bout de vingt-quatre heures (une garde à vue fonctionnant par deux vingt-quatre heures successives), les enquêteurs furent obligés par le procureur d'organiser des confrontations. Ainsi, Frédérique, Angella et Luna furent convoquées.
La confrontation entre Frédérique et son oncle fut violante : plusieurs fois, les enquêteurs durent rappeler à l'ordre leur suspect, traitant de menteuse sa nièce, l'accusant de lui avoir détruit sa vie, fait perdre son travail, lui saisissant le poignet en la bousculant. Elle sortit en pleurant, secouée, découvrant aussi que j'avais témoignée.
Vint ensuite le tour de sa soeur. Puis celui de Luna. Son oncle était assis sur sa chaise, face au bureau de gauche, elle, assise face au bureau de droite. Deux enquêteurs étaient dans la pièce, un à chaque bureau, et un scribe. Plusieurs fois, les enquêteurs lui intimèrent de détourner le regard. On lu les déclarations des deux intéressés. Celle du mari d'Isabelle fut courte : il n'avait rien fait. On posa quelques questions à Luna qui dut ensuite entendre son oncle répétait qu'il était innocent, pas un pervers... Il admettait qu'il était possible que ce soit vrai, qu'il ne se souvenait plus, puis recommençait à défendre son innocence.
Enfin, les enquêteurs conduisirent Luna dans une petite salle, où elle était déjà venu vingt-quatre heure plus tôt et où attendaient ses cousines ainsi que d'autres femmes et des petits enfants. Lors de sa première visite déjà, alors qu'elle attendait sa mère, elle avait entendu des enquêteurs crier après un homme, cherchant à lui faire avouer ses actions sur sa femme et sa fille. Elle avait vu les dessins de la petite fille, qu'une enquêtrice était venue chercher plus tard sur la table où la feuille avait été laissée. Elle avait entendu qu'il avait seulement avoué avoir caressé la cuisse de sa petite fille et embrasser son cou : assez pour le garder. Ses cousines lui racontèrent chacune à leur tourd : Il expliquait l'accusation de viol de Frédérique par le fait qu'il l'avait trouvé, alors qu'elle n'avait qu'onze ans, en train de se caresser et qu'il avait voulu « l'aider ». Très convainquant. Quand aux dires d'Angella, il prétendait qu'elle avait froid, qu'il avait voulu la réchauffer et qu'il ignorait comment sa main en était arrivée au sexe de sa nièce : c'était un accident. Une fois les parents mis au courant, et l'enquêteur au téléphone avec le procureur, Luna et ses cousines quittèrent le bâtiment aux salles rose saumon.
L'oncle fut libéré. L'enquête n'en était pas moins terminée. Les trois filles se constituèrent partie civile et leurs parents engagèrent le même avocat, dans le XIXe arrondissement.
L'affaire monta au Tribunal de Grande Instance. Un juge d'instruction fut chargée de l'enquête, une de plus sur son bureau parmi deux cents autres. Il fut placé sous contrôle judiciaire, avec l'interdiction d'approcher ou de prendre contact avec Luna, Frédérique ou Angella. Il était accusé d'attouchements sexuels sur ses trois nièces et de viol sur Frédérique alors qu'elles étaient sexuellement mineures et en sa qualité d'oncle.
Isabelle posa quelques problèmes : elle était persuadée de l'innocence de son mari et, bien qu'il lui ait dit que Luna n'avait rien dit contre lui, elle fulminait contre les deux soeurs, particulièrement contre Frédérique. Elle plaçait son mari en victime, se positionnant comme son sauveur et victime elle aussi. Les deux cousines n'acceptèrent toute fois pas bien longtemps de ne pouvoir rester chez Luna de temps à autre par peur qu'Isabelle n'arrive à l'improviste, se sentant punies alors qu'elles étaient victimes contrairement à leur tante On établit alors que chacun devait demandait à Marie la permission de venir. Si Isabelle ne respectait pas cette condition, soit les cousines acceptaient de sortir, soit elles n'en avaient pas envie et restaient dans la chambre tandis que leur tante parlait avec sa mère. Si elle n'en était pas capable, elle était libre de s'en aller. Cela demanda un énorme effort et Isabelle était loin de l'accepter, le prenant pour une attaque personnelle. Elle ne cessait d'appeler Luna pour lui parler de cette affaire et défendre l'innocence de son mari.

Tout cela tomba fort mal, puisque c'était aussi le temps des concours pour Luna et cette histoire la perturbait. Elle pressentait, ou du moins ne savait pas avec assez de certitudes selon elle, que son oncle ne l'avait pas seulement atouchée. Cependant, elle n'arrivait pas à se souvenir. Elle était terrorisée à l'idée qu'inconsciemment elle ait déformé la vérité, qu'elle ait inventé car elle avait une conscience aiguë de l'état psychologique dans lequel elle était. Et si elle avait inventé cela pour qu'on la plaigne ? Pour se placer en martyr ?
Vinrent d'autres convocations, des évaluations psychologiques. La sienne. On allait déterminer son niveau de crédibilité. Lorsqu'elle passa cette évaluation, l'idée que sa crainte se révèle juste la hantait. Mais ce fut le contraire, ce en quoi elle ne croyait plus : son témoignage était tout à fait crédible.

Bizarrement, cela ne la rassura pas autant qu'elle ne l'avait espéré. Elle n'était pas comme ses cousines, elle n'était pas en colère contre lui ou même contre le comportement d'Isabelle, qu'elle pouvait comprendre et excuser. D'autant que tout le monde était tenu au secret. Quand au comportement de son oncle, une thérapie était préférable à un emprisonnement, d'autant qu'elle ne pensait pas qu'il ait eu de mauvaises intentions et cela le sauvait, en quelque sorte, même si elle voulait qu'il avoue la vérité. Il était plus malade que réellement mauvais ou criminel.
D'autres victime se rajoutèrent ensuite. Des nièces, du même âge, voire plus jeunes qu'Angella, du côté de sa famille à lui.

Avec tout ça, elle reprit également une vie amoureuse. Seulement, elle était toujours incapable de faire l'amour et à nouveau son couple s'essouffla, si bien qu'elle décida de rompre avec lui, même si elle éprouvait encore de la tendresse pour lui.

Elle se plongea encore d'avantage dans ses études, réussissant à ne plus penser au reste : à ses doutes, ses semblants de souvenirs, sa folie...
elle arriva première de sa promotion.

L'année suivante, on en arriva au procès opposant la partie civile composée de Luna, Frédérique, Angellina et deux autres petites nièces pour lesquelles le juge avait accepté de fournir une extension, contre leur oncle.
Bien qu'elle eu acquis la certitude qu'il avait sur elle commis plus que de simple attouchements elle ne l'ajouta pas et n'en parla pas. Le procès fut suffisamment pénible pour tout le monde comme cela et elle savait que rajouter une autre accusation de viol excluait toute chance de thérapie pour lui mais directement une lourde peine de prison. Elle s'était arrangée avec l'avocat pour qu'il propose une possibilité de suivis psychiatrique et avait obtenu de ses cousines que le procès aille en correctionnel et non aux assises. Ainsi, l'affaire serait jugée par des professionnels du barreau et non par un jury populaire, plus influençable, ce qui avait pour conséquence des peines moins lourdes mais plus de possibilité de négociation. Cela n'avait pas était évident car elles étaient plus affectées que Luna qui ne s'était jamais réellement posée dans cette affaire par l'émotionnelle.
La sentence fut de cinq ans de prison et l'obligation de suivre une thérapie. Sa tante ne lui pardonna jamais. Elle se suicida quelque mois plus tard.

Elle enchaina les années avec excellence. Son travail était salvateur pour elle. Elle eu une liaison avec un homme équilibré et intelligent. Il l'intéressait et elle se sentait bien avec lui. Il était également plutôt joli garçon. Elle était fière d'être avec lui, elle n'aurait pas pensé que ça lui arriverait, mais pensait plutôt qu'il fallait être mieux que ça (plus belle, plus intelligente, plus intéressante aussi...). Vincent resta pendant des années l'homme de sa vie. Elle couchait avec lui, l'oeil dans le vague, un peu comme si ce corps n'était pas le sien, s'en toute fois se montrer ingrate de tout le désir et l'amour qu'il ressentait pour elle. Après tout, pourquoi ne pas le lui donner ? Ca n'aurait pas été juste envers lui. Elle, elle avait bien ce qu'elle voulait.

C'était vrai d'ailleurs, son travail était tout ce qu'elle voulait. Elle avait toujours eu le sentiment de n'être rien, de ne servir à rien en dehors des autres. Elle-même n'avait pas d'importance, ce qui était important c'était l'aide qu'elle pouvait apporter aux autres, soulager la souffrance et les protéger. C'est ainsi qu'elle existait.

Bien que deux universités différentes, les stages et l'exercice de la médecine impliquaient de rencontrer nombre d'étudiants d'autres universités. Ainsi, elle rencontra plusieurs fois le docteur Millet, d'autant que le plus grand admirateur de celui-ci, et le plus éminent de ses professeurs, se trouvait être l'oncle de Luna. Chance ou malheur, cela personne ne saurait le dire. Nombre de leurs pairs se demandent encore s'il n'y avait pas eu quelque chose entre ces deux-là, bien que tous s'accordaient à trouver n'en serait-ce que l'idée « bizarre », salué par une grimace de dégoût. Cependant, elle était bien la seule personne qui ni ne l'admirait, ni ne le méprisait. Non pas qu'il lui était indifférent, personne ne pouvait rester honnêtement indifférent à Clarence Millet. Ce qui était certain c'est que ces deux médecins, aussi excellents l'un que l'autre, étaient aux antipodes l'un l'autre, tant professionnellement que personnellement. Tous ceux qui les connaissaient un tant soit peu s'accordaient sur le fait qu'ils finiraient tôt ou tard par s'affronter. Simplement, les uns trouvaient que c'était trop évident, les autres trop insidieux.
En effet, première de sa promotion, elle brillait déjà avant d'avoir reçut son diplôme en psychiatrie, n'ayant pas attendu pour exercer et étant une élève d'exception qui faisait le bonheur et la fierté de son oncle.

Elle exerça à l'hôpital, puis elle fut désignée par un juge comme psychiatre dans une affaire de viol et de meurtre en série sur la personne de cinq femmes. Elle participa à l'enquête. Lorsqu'enfin on découvrit l'assassin, il n'essaya pas de démentir. Elle fut chargée de son évaluation psychologique, ainsi que de celle de sa petite amie. Il pleura beaucoup durant ses séances. Lorsqu'elle lui demanda pourquoi, il répondit qu'il ne comprenait pas pourquoi il commettait ces horreurs, que dans son esprit, dans sa conscience, ce n'était pas quelque chose de mal. Il n'avait éprouvé aucun mauvais sentiment lorsqu'il les avait violées puis assassinées. Il ignorait pourquoi les autres ne pensaient pas comme lui, ou pourquoi lui ne pensait pas comme les autres, comme il fallait. Il voulait qu'on l'aide. Il ne pouvait pas s'arrêter, pas tout seul. Il voulait comprendre pourquoi les autres ne pensaient pas comme lui. Cette affaire avait bouleversé Luna, qui l'avait suivi comme patient. Elle s'investit énormément dans son travail, naturellement, mais elle fini, sans s'en rendre compte, par tisser des liens trop personnels, trop affectifs, avec ce patient. Si bien qu'elle tomba amoureuse. Lorsqu'elle s'en rendit compte, cela l'effraya et elle préféra l'orienter vers un autre confrère (pas n'importe lequel bien sûr, et en douceur). Elle continua cependant à prendre de ses nouvelles et de son suivi.

Sa vie personnelle était assez équilibrée. A vingt-cinq ans, elle recueillit une jeune adolescente de treize ans en attendant qu'elle soit placée. Elle s'attacha à elle, bien sûr. L'adolescente se plut beaucoup avec Luna et Vincent. Un jour, Luna reçut des lettres de la mère biologique de la jeune fille. Vincent aurait voulu ne pas les lui montrer : il craignait qu'on la leur reprenne. Ils étaient déjà allés chercher les formulaires à remplir pour une demande officielle d'adoption. Mais Luna refusa de lui cacher ces lettres. Elles lui appartenaient, et même si elle acceptait de rencontrer sa mère, ils devaient la laisser faire. Seule cette femme pouvait répondre aux questions que l'adolescente se posait. C'est ainsi, que la jeune fille rencontra pour la première fois sa mère, luna l'attendant un peu plus loin. Ainsi qu'elle voulut vivre chez sa mère.

Vinq-cinq ans. L'age de Luna lorsque son oncle sortit de prison. Elle n'était jamais aller le voir comme elle se l'était dit, pour qu'il lui dise, qu'il lui avoue tout ce qu'il lui avait fait.
Elle n'avait pas prévu qu'ils se rencontreraient par hasard dans la rue, quelques temps plus tard, une semaine peut-être. Elle n'avait jamais sérieusement envisagé qu'elle ne le reconnaitrait pas tout de suite, que, prise par la peur, se sentant menacée, elle aurait rebroussé chemin, changeant de trottoir. Elle ne s'était jamais perdue dans ce quartier avant. Elle ne savait pas qu'il y avait de telles petites rues désertes parmi lesquelles elle se trouverait prise au piège, rattrapée par un oncle qu'elle avait aimé, enfant, qui avait été gentil avec elle et qui maintenant la faisait tomber au sol, en lui hurlant dessus, lui ordonnant de regarder, l'accusant de lui avoir détruit sa vie. Empoignée, elle tentait de se débattre tandis qu'il pleurait et la frappait. Elle cherchait quelque chose à agripper pour se libérer, donnait des coups de pieds au hasard, griffait, voulut hurler...
Voulut hurler...
et ne put se résoudre de le faire. Pas alors qu'elle voyait cet homme désespéré souffrir. Elle n'avait pas la force de se défendre, de lui rappeler le mal qui lui avait fait et combien elle souffrait encore à ce jour. Elle n'avait pas voulu ça. Elle voulait seulement qu'il lui dise la vérité. Elle essaya de lui dire, de lui expliquer, elle le répétait « Je voulais seulement que tu dise la vérité... seulement que tu reconnaisse ce que tu as fait, que tu me dises pourquoi... ».
Elle avait réussi à lui échapper et rampa à quatre patte le plus vite possible, incapable de se relever. Il saisit sa cheville et le cri de Luna se brisa dans sa gorge quand elle chuta. Assommée, elle se débattit de façon hasardeuse, alors il la frappa à nouveau avec quelque chose de coupant. Elle s'ouvrit les mains en voulant se défendre, les poignets, et il lui donna un coups de poing. Elle ne le vit pas abaisser son pantalon, tout était trop flou. Elle ne sentit que la douleur brûlante l'envahir. La douleur atroce pendant qu'il la pénétrait. Cette fois, elle n'aurait pas à se demander pourquoi : il voulait lui faire du mal. Il s'effondra en pleurant sur elle, l'écrasant de tout son poids.
Il n'arrêtait pas de pleurer.

Dans une même continuité, Luna se spécialisa dans la pédopsychiatrie. Elle travaillait toujours à l'hôpital et fit un tel travail avec ses patients , y compris lorsqu'elle était désignée pour évaluer des criminels que son oncle proposa sa candidature au CCNE. Ainsi, il lui arriva d'y participer et devint non seulement un médecin reconnu mais aussi un grand chercheur, qui apporta un important travail sur des problèmes éthiques.
Elle intervint dans plusieurs affaires, la dernière étant une affaire de viol et de meurtre sur une enfant par un homme. La petite avait sept ans et était très mignonne. Ses parents en furent dévastés, surtout la mère. L'homme n'avait pas cherché à cacher sa culpabilité. C'était un homme sans histoire, avec une femme charmante pour qui il avait beaucoup de tendresse et d'affection. Elle fut chargée de toutes les évaluations psychologiques, fut appelée à la barre, ses dires influencèrent les jurés. On condamna l'assassin. Elle demanda à le suivre en prison. On fit des difficultés (pourquoi se démenait-elle autant pour un tel monstre ?) mais on finit par accepter. Son oncle avait peur qu'elle s'implique trop, mais elle sut le rassurer. Elle connaissait bien les dangers de ce métier, ses pièges insidieux et avait appris suffisamment à ses dépends qu'il est facile de franchir la limite.
Cependant, ce fut plus compliqué avec Vincent. Ils se disputaient souvent à propos de cette affaire :
_ « Je ne comprend pas que tu défende ce type ? » lâchait-il soudainement.
_ « Je ne le défend pas ! Je sais parfaitement ce qu'il a fait, je n'ignore pas le viol et le meurtre de cette enfant... »
_ « Mais comment peux-tu lui pardonner ? Tu as vu le corps de la petite ! C'est un violeur et un tueur d'enfant ! Comment peux-tu le voir autrement que comme un monstre ? » répétait-il.
_ « Il a un nom ! Et pourquoi est-ce que tu as tellement de problème avec lui ? Ce qu'il a fait est extrêmement mal, c'est vrai ! Mais il n'est pas mauvais pour autant. Regarde ma première affaire ! » rappelait-elle.
_ « C'était différent ! »
_ « Parce que lui n'avait pas conscience que c'était mal ? » déterminait-elle.
_ « Oui, exactement ! Lui, il avait conscience de ce qu'il faisait ! Il savait que c'était mal, qu'il allait lui faire du mal, mais il l'a fait ! Il l'a violée et il l'a tuée, en toute conscience ! » argua-t-il.
_ « Il ne voulait pas lui faire de mal. Il a lutté contre lui-même pendant des années, et il aimait sincèrement cette enfant. Il n'avait pas de mauvaise intention, ne voulait pas lui faire de mal. » tentait-elle.
_ « Je t'en pris, comment peux-tu dire qu'il l'aimait ? »
_ « Parce que c'est la vérité ! Il est sincèrement amoureux d'elle. Et il y a d'autres gens, des gens saints d'esprit, qui ont tué par amour. Prend les cas de l'euthanasie, par exemple. »
_ « Ca n'a rien avoir ! Ces gens tuent peut-être par amour, mais ils ne vont pas violer ceux qu'ils aiment ! Tout le monde sait, y compris lui, que violer la personne qu'on aime est mal et fait souffrir la victime ! »
_ « Tu as raison, je te l'accorde ! Mais, ce n'est que la preuve qu'il est malade. Ce n'est pas un monstre, il est simplement malade et moi je peux l'aider à guérir. Et je suis persuadée que c'est quelqu'un de bien hormis sa maladie. Je pense que les vrais monstres, ceux sont les hommes saints d'esprit qui tuent avec préméditation, ou même par jalousie par exemple. Les monstres ceux sont les escadrons et autres groupuscules qui fusillent des innocents et se servent de la peur et de l'intimidation pour assoir leur pouvoir, exactement comme les nazis et leurs camps de concentrations. Les monstres se sont ceux qui tuent ou torturent, ou viol, en sachant que c'est mal et précisément parce que c'est mal. Ca ceux sont les monstres, les êtres humains qui tuent avec l'intention de donner la mort, qui violent avec l'intention de faire mal. Ce n'est pas ce qu'est cet homme. C'est un patient comme un autre. Et il a autant droit à mon aide que n'importe quel autre malade. Et tu sais, je te trouve mal placé pour juger de la valeur morale d'un homme, pour distinguer le monstre de l'être humain égaré ou malade. »
_ « Tu me compare à lui ? »
_ « Oui. »
_ « Je ne me suis jamais attaqué à une enfant ! Je n'ai même jamais tué personne ! »
_ « Si tu ne m'avais pas connu, pourrais-tu encore dire la même chose ? Si je n'avais pas été là, que je n'avais pas pu t'aider, aurais-tu réussi à résister à l'envie de tuer tes clients après l'affaire Rangers ? Honnêtement ! »
C'était sa façon à elle de clore la discussion, parce qu'ils connaissaient tous les deux la réponse. Personne ne le saura jamais. Mais c'était possible. Vincent était avocat et il avait défendu de nombreux clients, parmi lesquels des meurtriers, des violeurs, des vendeurs de drogues... des monstres. Et, au bout de plusieurs années, cela devient usant et dur à supporter. Et parfois, parfois, oui, on a envi de les abattre. Vincent le savait, il n'aurait pas pu répondre autre chose quand elle lui faisait face. Pas honnêtement.

Lorsque Luna sorti de l'université, son diplôme en poche, elle gravit les échelons de plus belle. Médecin toujours aussi merveilleux et professionnel, elle passa du CCNE aux conseils européens, puis internationaux, pour être entendue à l'OMS. Evidemment, elle suivit l'affaire du CSHEMAS avec une grande attention et frémit à l'idée du docteur Millet seul avec tant de patients à sa merci. Elle s'inquiéta encore d'avantage lorsqu'elle apprit, l'OMS ayant un droit de regard sur les noms et dossiers des patients internés dans ce centre, qu'une enfant de huit ans y avait été admise. Avec Karel Stamenkovic (son internement avait d'ailleurs énormément fait parler la communauté médicale)c'était un coup de mettre de la part de cher docteur Millet. Son oncle avait beau répétait qu'il faisait de Karel Stamenkovic le diamants de sa couronne, la pièce maîtresse de ses compétences, Luna donnait un sens un peu différent à ces paroles. Mais c'était peut-être simplement le fruit de son cerveau...
Lorsque l'OMS la désigna pour faire une première évaluation, un rapport sur les débuts du CSHEMAS, Luna se décida enfin à faire une folie. Ainsi, entra-t-elle en tant que professionnel au centre, et y resta-t-elle en tant que patient, acceptant l'invitation que lui avait fait il y avait quelques années le bon Doc, à mot couvert. Après tout, ce cher Doc était aussi plein de mépris que de curiosité... somme toute professionnelle.

Autres- diplômée de médecine, double spécialisation psychiatrie/psychologie, spécialisation en pédopsychiatrie et brevet technique en massage


Dossier criminel


Crime(s) commis -

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Karel Stamenkovic
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MessageSujet: Re: Bobin, Luna   Mar 12 Jan - 11:06

o.o
Dieu. Une fiche très troublante.
On m'a fait le même commentaire mais ça en semble presqu'autobiographique... Vous écrivez bien mademoiselle.
Je n'ai renoté que quelques fautes intriguantes^^ (branle-bas de combat et mythomane)

l'avatar apparait bien (et oublie le code de validation><)

alors, permets-moi de clarifier, tu es au CSHEMA en tant que collègue du docteur ou patiente? ou les deux à la fois?

Sinon, bienvenue parmi nous! ^_^

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MessageSujet: Re: Bobin, Luna   Mar 12 Jan - 14:18

Merci ! Merci beaucoup ! Et désolée pour les fautes, il y en a sûrement d'autres tel que je me connais !
Je sais qu'on t'a fait le même commentaire, j'ai adoré ta fiche. Malheureusement, je n'écris pas aussi bien, mais ça c'est un autre problème. Autobiographique ? Cette fiche ? Tu crois ? Peut-être, malheureusement pas forcément là où on pourrait le croire.
Vu que ma fiche est dans les fiches médicales, je dirais que je suis là en tant que patiente, même si il n'est pas inconcevable que j'ai pu connaître notre cher psychiatre hors des murs du centre, en tant que professionnel.

Merci pour ton accueil en tout les cas, j'ai hâte de faire votre connaissance.

Et, pour l'avatar, celui n'est peut-être pas le définitif, j'ai quelques difficultés à récupérer celui que j'avais en tête au départ, mais finalement, peut-être celui-ci fera-t-il l'affaire.


Dernière édition par Luna Bobin le Mar 12 Jan - 14:21, édité 1 fois (Raison : Encore des fautes, toujours des fautes !)
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MessageSujet: Re: Bobin, Luna   Mar 12 Jan - 19:16

Bienvenue sur Asylum J'espère que tu t'amusera bien ici ^^
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Karel Stamenkovic
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MessageSujet: Re: Bobin, Luna   Mar 12 Jan - 19:21

Pas de problème, tu changes d'avas aussi souvent que tu le veux (enfin, presque).

merci^^ je n'ai pas renoté beaucoup de fautes dans ta fiche du tout, c'est pourquoi celles-là m'avaient frappées, n'étant pas courantes.

Patiente, alors, c'est comme tu veux.
un autre détail, ce n'est pas grave mais je ne suis pas sûre d'avoir compris: Luna se mutile-t-elle ou pas?

sinon, tout est parfait, commences à poster quand tu veux.

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MessageSujet: Re: Bobin, Luna   Mer 13 Jan - 2:16

Chère madame Bobin,

C'est pour nous, le personnel du CSHEMA, un grand honneur de vous accueillir au sein de notre grand et magnifique institut. Nous espérons que votre séjour médicale vous sera aussi agréable qu'à nous.

Cordialement,

Dr. Clarence Millet, directeur et psychiatre en chef du CSHEMA


[OMG, fallait voir ma tête quand je lis "Clarence Millet"... Bien placé Razz J'adore ta fiche, c'était quelque chose à lire (et après y en a un qui va me sortir que celle du Doc est à ch***... =) Bienvenue parmis les fous! T'inquiètes pas trop si le forum semble inactif, c'est une illusion d'optique, tout le monde se rapatrie sur Asi là.^^]

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MessageSujet: Re: Bobin, Luna   Mer 13 Jan - 14:54

Merci ! Merci ! Merci pour tout ! Je suis très heureuse d'être là.
(Je ne m'inquiète pas pour ce forum... et puis, ce n'est pas comme si vous étiez aux quatre coins de la planète ! Je sais pas comment vous faites. Et la fiche du Doc est très bien, celle de Karel à tomber, etc, vous êtes tous supers !)
Pour les fautes que tu as souligné, j'étais incapable de me souvenir comment ça s'écrivait. Luna ne se mutile pas physiquement, enfin plus parce qu'elle a qu'en même une ou deux cicatrices...
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Karel Stamenkovic
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MessageSujet: Re: Bobin, Luna   Mer 13 Jan - 15:01

comment on fait? >< je soupçonne qu'on a tous les deux plus de temps libres que les français de ce fow.
on est heureux que tu sois là aussi.
sur ce, redirigeons le flood vers le flood (à moins que Séléna passe un jour ou l'autre pour dire bienvenue aussi, mais en voilà une qui est occupée)

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Bobin, Luna

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