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 Lloyd, Devon

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Devon ''Breaker'' Lloyd
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Sexe : Masculin
Nombre de messages : 86
Nationalité : Anglaise

MessageSujet: Lloyd, Devon   Sam 23 Oct - 16:29

Dossier médical


Nom & Prénom- Lloyd, Devon « Breaker »

Sexe- masculin

Âge- 19 ans

Nationalité- Anglaise

Traits physiques- De taille ordinaire, Devon ne se démarque pas des autres par son poids, assez élancé tout de même mais semblant en bonne santé, ni par sa grandeur qui est dans la norme pour son âge. Ses cheveux sont d’un noir corbeau et volent en mèches éparses qu’il ne coiffe que très peu, ne se souciant guère de son physique (mais surtout évitant les miroirs). Ses yeux sont noisette, dissimulant ses émotions par leur teinte sombre ou les trahissant par leur éclat, si vous parvenez à voir ses yeux. Sa peau est pâle, un visage blafard cadré d’une tignasse noire, lui conférant un teint de mort renforcé davantage par ces cernes dus au manque de sommeil évident.
Du côté vestimentaire, Devon est très simple : toute couleur foncée lui sied, mais le noir est prédominant. Chandails longs ou courts, pantalons ou jeans, il n’adore que le noir et se laisse parfois aux nuances de gris et bleu foncé. La perspective d’être obligé de porter du blanc est un poignard directement au cœur de ses habitudes si chères à son esprit.

Taille- 1,80 m

Poids- 150 livres

Maladie ou handicap physique- Aucune

Autres- Se mutile à l’aide d’un canif ou tout ce qui lui passe sous la main mais ne blesse pas les autres.


Dossier psychologique


Qualités- Fidèle, tient parole, loyal envers ses amis, franc (mauvais menteur, sauf s’il s’est convaincu lui-même), généreux, attentif, à l’écoute, calme, passif doux (dans ces bons moments)

Défauts- Distant, froid, renfermé sur lui-même, se diminuant sans cesse, faible estime de lui, dépendant des autres et pourtant les craignant. Violent, impulsif, susceptible, obstiné (dans ces mauvais moments, délires)

Aime- Allan, le noir, le sang, les couteaux, les livres, la poésie, le rock, les arbres, les pièces sans fenêtres...

N'aime pas- LES FENÊTRES. Le blanc, les gens qui le jugent par son physique, les préjugés, les hypocrites, la société qui l’exclut...la normalité.

Comportement avec les gens- Devon agira de manière distante avec les gens, un peu froid, parlant peu, ne regardant presque jamais directement le visage des autres. Il ne veut plus s’attacher aux gens, de peur de les perdre et ce côté antisocial se veut une protection, pour cacher sa grande fragilité émotionnelle et ses troubles dus à un traumatisme de son passé. Il a un air distrait, perdu dans ses pensées, rêveur, et on n’est jamais sûr qu’il a entendu ce qu’on lui dit ou qu’il va même y répondre. Il s’enferme dans le silence, la solitude, la noirceur de sa chambre dont il éteint les lumières. Devon veut demeurer inaccessible puisque de toute façon, les fois où il a ouvert son cœur, ça c’est retourner contre lui, et s’approcher des autres ne l’aident pas car il ne peut leur révéler ses pensées et doit toujours mentir –ce qu’il déteste- pour ne pas passer pour fou. Il est dur à approcher, car il est si facile de l’effrayer, de le faire paranoïer. Il ne veut de mal à personne, mais à lui-même uniquement, c’est pourquoi il s’isole pour le bien des autres.

Maladie ou handicap mental- Hallucine un démon dans son reflet (représentant sa noirceur intérieure et sa culpabilité dans ses actes voire ce qu’il est), peur des fenêtres excessive.

Valeurs- Amour, loyauté, tenir parole, franchise

Tics- Se ronger les ongles

Passé-

-Devon? Devon! Sors de ta chambre, enfin! Devon! OH MON DIEU! Mark, il est parti!!!

J’imagine à peu près ce qu’a du dire ma mère quand elle a ouvert la porte. La porte de mon monde, ma chambre, pour y trouver la fenêtre brisée, souillée de mon sang, et les rideaux déchirés battant au vent. Je l’imagine portant la main à la bouche, le visage déformé par cet accès de terreur, cet effroi, cette peur de me savoir envolé, de ne pas savoir où je suis mais surtout de craindre mon malheur, comme toute bonne mère. Et je souris à cette pensée.

Ensuite, elle a probablement dévalé l’escalier pour se réfugier dans les bras de mon père mais surtout pour lui crier à l’oreille de sa voix brisée par la panique que j’ai disparu de ma chambre, que je suis perdu, blessé, souffrant. Et je souris à cette pensée.

Et je retire quelques morceaux de verre de mon bras. Ceux qui se sont invités à pénétrer ma chair lorsque j’ai traversé la fenêtre que je venais d’enfoncer de mon poing, d’un bon coup dans la vitre. Mes jointures sont brisées. Encore. J’ai peut-être cassé mon poignet droit. Mes mains sont couvertes de sang. Encore. J’ai mal, j’ai froid, mais je me sens bien. Je me sens...paisible. Et pourtant, j’ai soudainement peur. Peur de ce qui va se passer ensuite. Je ne suis jamais sorti si loin. D’ailleurs, où suis-je? Je ne connais pas ces rues. Mais je vois un parc, un refuge. Je m’y glisse, je m’y cache, je m’affale contre un arbre, la respiration haletante. Je cherche mon souffle, je cherche le fil de mes pensées. J’ai retrouvé l’un, j’ai perdu l’autre.

Qui je suis? Qu’ai-je fait? Où vais-je? À Liverpool. Peut-être. J’ai 19 ans. À partir de Chester, ça devrait se faire. Devon Lloyd, quelle question! Mais oui, c’est juste à côté. Je suis pris d’un éclat de rire. Je n’ai pas tué! Et la fenêtre alors? Je la hais. Non, peut-être que Bradford serait mieux. C’est plus loin. Je sais parfaitement où je suis. Je. Ne. Suis. Pas. Perdu. Mais Rhyl est proche de la mer! Et je ne serai pas brisé...

Je respire plus normalement. Je ne suis pas très clair. Il...y a comme un brouillard dans ma tête qui m’obscurcit l’esprit. Je m’appelle Devon Lloyd et j’ai 19 ans. Je vis –enfin, je ne sais plus pour combien de temps- à Chester, en Angleterre, sous la tutelle de mes parents. Je suis sans emploi, sans motivation. Je ne peux sortir de chez moi. Trop de fenêtres. Et pourtant me voilà dehors… Mais je regarde mes pieds, je ne lève pas les yeux. Et je suis dans un parc, sans murs ni fenêtres. Sans reflets…je leur ai échappé. Ahah, j’aimerais voir leurs têtes! …non, je ne veux plus les revoir du tout en fait. Je veux les éviter, les fuir.

Je ne l’ai pas tué. Je ne l’ai pas tué. Je ne l’ai pas tué.

Je l’ai écrit avec mon sang sur les murs de ma chambre. J’en regarde les cicatrices sur mon bras et le canif taché de ce chaud liquide carmin traîne toujours dans ma poche. C’est peut-être aussi en lisant ces mots à la couleur de ma vie que ma mère a crié. Peut-être. Peut-être aussi désespérera-t-elle de devoir nettoyer mon mur. Je ris. Je ne ris plus. Je veux que ces lettres restent, comme preuve de mon innocence, comme un témoignage, comme un testament…je suis innocent.

J’ai froid. Je me raidis au son d’une sirène de police. Je me laisse glisser vers le sol, me rouler en boule. Mes bras contre mon corps, serrant mon manteau noir bariolé de sang. Je dois faire peur. Mes yeux cernés, mon teint de cadavre, mes mains criminelles. Casser une vitre n’est pas un crime. Tout ce que j’ai fait, c’est casser une vitre. La mienne. Dans ma chambre. Elle m’appartient, je peux donc la briser. Non?

Voilà que je doute. Je…je vais devoir tout raconter. Mais je ne veux pas, je veux oublier. J’ai oublié même son nom. C’est faux. Allan. Je t’aime, Allan. Je ne peux t’effacer. Tu as toujours été là pour moi. Tu as toujours été un modèle pour moi. Parfait, parfait Allan. Je mens encore. Allan, tu n’étais pas le frère que je voulais. Et…et pourtant. Grand frère, pourtant je t’ai aimé. Nous sommes liés.

Ça a commencé…ça a commencé…je ne sais même plus quand ça a commencé…Je crois que j’avais 15 ans. La première fois que je l’ai vu. Mais la source remonte à plus loin encore. Quand je me posais des questions sur mon corps, sur mon cœur, sur mon frère. Allan, mon grand frère. Il avait des cheveux courts, bruns, bien peignés. Il était élégant dans sa dépravation. C’était un visage à deux faces. Un élève modèle mais un voyou dans l’âme. Et moi, je rêvais d’être lui. J’étais discret mais aussi rebelle d’esprit. Je le suivais. Je l’admirais. Je l’aimais plus qu’il n’est permis. Plus qu’un frère n’en a le droit. Mais je me taisais.

Jusqu’à avoir le courage d’avouer. Et d’être repoussé. Fallait s’y attendre. Il m’a bousculé, traité d’abruti puis il a quitté la pièce. Trois jours durant il ne m’a adressé mot et à peine un regard, un regard dur qui imposait au mien de se détourner. Le matin du quatrième jour, je dormais encore vers les 10h lorsque j’ai senti un poids au pied de mon lit. Allan venait de s’asseoir. Le regard hagard, je tentais de déchiffrer son expression. Son regard était impénétrable. Son visage de marbre.

-Allan..?

Il ne dit rien, ne répondit à mon faible appel. Je suis retourné sur le dos, appuyé de mon coude pour ne pas le perdre des yeux. Alors il s’est approché de moi, toujours aussi muet, il a pris mon visage dans ses mains et dit enfin :

-Espèce d’idiot, Devon.

Et il m’a embrassé.

Et alors. Je n’étais pas si fou d’avoir espéré…j’étais heureux. Infiniment heureux. Notre relation était partagée entre la violence de nos caractères et l’attraction qui nous ramenait toujours à la douceur. Il lui arrivait de s’emporter, de dire que c’était ma faute, de me frapper puis de me reprendre, de me posséder, de me défendre de le quitter. Comme il lui arrivait d’être tendre, protecteur, amoureux.

Et ça me plaisait comme ça. Souffrance et amour. Ces sensations si puissantes qui nous font sentir si vivants. Bien sûr, j’avais conscience que c’était mal. C’est pourquoi nous gardions le secret. Allan prétendit s’intéresser aux filles et sortir avec une de ses amies mais il était mien dès qu’il entrait à la maison.

Une fois, j’étais avec Allan, dans ma chambre. Nous étions nus tous les deux, et j’ai jeté un coup d’œil au miroir. Je voulais nous voir. Tous les deux. Allan était magnifique. Mais moi…Je vis…un visage déformé, des yeux blancs brillants, des lèvres qui s’ouvraient sur un trou noir hurlant…j’ai pris peur. Mais je n’ai dit mot à Allan et donné un autre prétexte. Je n’ai pas regardé le miroir lorsque j’étais avec lui par la suite.

Notre relation a duré 3 ans…

Jusqu’à ce qu’il se lasse de moi. Et qu’il parle de quitter la maison. Il a dit qu’il voulait aller étudier à Cambridge. Qu’il allait devenir avocat. Qu’il partait dans un mois. Ses notes étaient bonnes et son inscription retenue. Je ne le reverrais presque plus.

-Tu m’écriras, Dev’.

Il m’abandonnait. Tout simplement. Facilement. Sans l’ombre d’un regret. Je devais être un monstre. Un type qui aime son frère. C’est malsain. Si nos parents savaient ça. Allan m’avait menacé parfois, de leur dire. Il m’appelait son « Little Devil» parce que Devon donnait Dev’ puis Devil. Diable, démon. J’étais son démon. Et, lorsque je tourne la tête vers un miroir, c’est bien un monstre que je vois. Les yeux blancs sans pupilles, la bouche noire déformée, des traits démoniaques. J’hallucinais ce genre de choses parfois. Et je me faisais peur. Je doutais de mes actions, de mes sentiments. Je…me disais que j’avais tort, que j’étais malade d’aimer Allan. Qu’il veuille me laisser le prouvait. Il avait compris que ça devait s’arrêter. Il avait 20 ans après tout.

Mais je ne voulais pas. Je ne voulais pas qu’il parte. Il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas me laisser. J’avais besoin de lui.

Je suis retourné au salon pour lui dire ma pensée, pour le supplier de rester mais en chemin, une colère immense avait monté en moi. J’entendais une voix dans ma tête qui me disait d’être violent, qui me donnait les mots à prononcer, les gestes à effectuer pour déverser cette rage comme un volcan. J’explosai. Je criais, je le poussais, le frappais. Sa voix criait aussi. Nos parents étaient sortis. Il n’y avait que nous dans l’appartement. La dame d’à côté cognait dans le mur pour nous faire taire. Mais la tempête ne s’arrêta pas là. Je lui hurlais des paroles incompréhensibles, des mots que jamais je ne pensais proférés, à travers mes larmes de rage et de peine, la voix coupée de sanglots, le souffle arraché. Allan tentait de me calmer, de me maîtriser mais je m’écartais de lui. Il a reculé trop près de la fenêtre. Reculé vers la grande vitre du salon. La vitre quelque peu endommagée par endroits, fissurée. Elle était fragile, on allait la faire remplacer.

-I love you! I HATE YOU!

Furent les derniers mots que je prononçai. Allan perdit pied, cogna contre la fenêtre. Il y eut un affreux bruit de cassure, de vitre brisée alors que la fenêtre vola en éclats, tirant Allan avec elle. Nous habitions au 7e étage. J’entendis le cri de mon frère fendre l’air. Je crois qu’il m’appelait. Je crois que c’était bien mon nom qu’il hurlait dans son désespoir. J’ai hurlé moi aussi. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas qu’il tombe. Mais j’étais paralysé. Il y eut un son mat, des craquements sinistres. Et des cris venant d’en bas. Je ne pouvais bouger. Horrifié. Statufié dans la glace de ma propre peur de l’admettre.

Après un temps à refuser l’horreur, je me suis avancé vers la fenêtre, les morceaux de verre brisés toujours pendant sur les rebords. J’ai regardé en bas. Un corps vaincu. Un corps brisé. Et du sang. Du sang. Du sang. Allan…

J’ai vomi. J’ai plaqué mes mains contre ma tête. Un marteau y cognait violement. Puis, je l’ai vu. J’ai vu dans un morceau de vitre au sol le reflet de ce démon. Un sourire aux lèvres. Un sourire satisfait. L’Assassin. Et puis ce fut le noir. Le noir voile de l’inconscience.

Je me suis réveillé dans une pièce totalement blanche. Des murs blancs, des lumières blanches au plafond, des draps blancs dans le lit où j’étais habillé de blanc. Le blanc, la pureté, m’aveuglait. J’ai refermé les yeux. Mais une voix familière s’écria :

-Il est réveillé! Mark, il est réveillé!

Ma mère? J’ai fait l’effort d’ouvrir les yeux à nouveau. Son visage larmoyant s’est penché vers moi. Mon père était de l’autre côté du lit, une expression composée de confusion et soulagement se mêlait sur ses traits. J’avais mal à la tête. Et froid.

-Qu’est-ce qui s’est passé?! Qu’est-ce qui a bien pu arrivé?!

Je n’ai pu répondre. Les voisins nous avait entendu crier, se disputer, puis la vitre éclater. Allan était mort. Et j’étais soupçonné de l’avoir tué. Je n’avais rien fait! Allan était tombé! Il était tombé! Je le répétais sans cesse. Je n’ai pas tué, je n’ai pas tué. C’est le démon, le démon dans la vitre…c’est lui! Il m’a monté contre Allan. Mais je ne l’ai pas tué! Je l’ai vu reculer vers la fenêtre…il a glissé. Je ne pouvais pas bouger.

Évidemment, ils ne m’ont pas cru. La police m’a interrogé. Looongtemps. Dans une pièce fermée. Avec peu de lumière. Je m’y sentais bien. Je n’avais pas peur, j’étais innocent. J’ai parlé d’Allan, de son abandon et de notre dispute. Rien au sujet de notre relation. J’ai dit tout ce que j’ai vu. Sa propre colère et sa chute. Pas un mot sur le démon. J’aurais été interné.

Je suis rentré chez moi. J’ai été suivi par une psychologue pour le traumatisme. Je le revois tomber la nuit, quand je ferme les yeux. Je l’entends, encore. Je cauchemarde, je ne peux plus dormir tranquille. Je dors moi, je suis sous somnifères mais parfois je refuse des les prendre. Mes yeux se sont couverts de cernes. Mon teint pâlit. J’ai moins faim. Et, je me fais mal.

Quand je suis rentré, je me suis enfermé dans ma chambre. Et dans le silence. Dans ma tête. Mais je revoyais la scène. Encore. Et le démon dans la vitre. Alors j’ai cassé ma fenêtre. Et mon miroir. Il était là, à m’observer. À sourire. Je le hais, ce meurtrier. Ce démon. Je me suis brisé les jointures, mes mains saignaient mais je m’en foutais. Je suis retourné à l’hôpital…

J’ai été suivi par des psychiatres après. Mes parents voyaient que j’allais pas bien. Mais ils ne voulaient pas admettre que leur fils pouvait être fou. Moi non plus. Je ne suis pas fou. Tout comme je n’ai pas tué.

Et chaque fois que je croise une fenêtre, je dois la casser. Si je le vois, ce monstre, dans la fenêtre, dans un miroir, dans un reflet, je le brise! Il me poursuit. Il me hante. Et les fenêtres nous entraînent vers d’autres mondes, nous capturent, volent nos proches. Les fenêtres…j’en ai peur maintenant. Je les fuis. Je suis fenêtre-o-phobe? Si vous vous plaisez à l’appeler comme ça, c’est votre choix. Je n’ai pas fait le mien. Les vitres m’effraient, c’est tout. Je ne croise plus une seule fois mon regard dans le miroir. J’ai peur de le voir, j’ai peu de me voir.

Je parle peu, j’ai l’air antisocial. C’est que personne n’a envie d’écouter un fou qui craint les fenêtres. On me surnomme « Breaker » parce que je défonce les vitres de mes poings meurtris. Je souris. J’ai un surnom, je suis connu. Pour les mauvaises raisons.

Je suis fatigué, fatigué. Je suis sans émotions sinon la peur. Je me suis renfermé sur moi-même depuis la mort d’Allan, il y a 6 mois. J’ai placardé ma fenêtre de chambre, en attendant de pouvoir la remplacer. Ma chambre est noire, rassurante. Je n’aime que la nuit, là où je ne vois plus rien. Je ne peux plus voir les monstres, car d’autres sont apparus. Parfois même, sur le visage des gens. La nuit, tout est noir, enveloppant. Plus de lumière venant des fenêtres, plus de reflets, plus de miroirs. Juste un sommeil qui ne vient pas, que je fuis aussi par peur des cauchemars.

Des voix se rapprochent. Elles appellent. Je tends l’oreille : c’est bien moi qu’on cherche. Toujours en boule au pied du chêne, j’attends. Je retiens ma respiration. Je ne veux pas qu’ils me trouvent! Je ne veux pas! J’ai entendu maman et papa dire qu’ils allaient me placer! Me placer où? Dans un hôpital? Je hais les hôpitaux! Ils ne peuvent pas comprendre. Dans un asile peut-être? Je ne veux pas…je…ne suis pas fou.

Maman et papa ne savent pas que j’ai entendu. Mais je sais. Je sais qu’ils veulent mon bien, qu’ils prennent soin de moi. Je les aime. Mais ils m’en veulent. Pour Allan. Et ils pensent que c’est moi. Moi le tueur de mon bien-aimé, de mon frère.

Ils ont raison.

Je...je l’ai poussé. J’ai poussé Allan vers la fenêtre. J’ai tué Allan.

Ils m’ont trouvé. Sanglotant, les bras en sang, au pied du chêne. Je n’étais pas beau à voir. J’étais gelé. Mes larmes me brûlaient la peau. Le contraste de leur chaleur sur mon visage froid. Ils m’ont emmené, les policiers, emmené dans un fourgon jusqu’au poste. Mes parents ont dit qu’ils allaient signer. Signer le papier pour ma remise en liberté et…mon enfermement. Je n’ai pas bien compris le nom de l’édifice. Trop de lettres. Et puis c’était un nom français il me semble. Je ne connais pas le français. Ma mère a étudié à Paris.

Le jour suivant, mes psychiatres me rencontrent et discutent de mon cas : violent, introverti, antisocial, troublé, dépressif, insomniaque, auto-mutilation, délirant et dangereux sont les mots que je retiens. Ils s’entendent aussi pour signer le papier. Je remonte dans une camionnette jusqu’à l’aéroport et je suis envoyé, menotté pour ne rien tenter contre les autres ou moi-même, vers le Centre de Soin, d’Hébergement et d’Expérimentation Mondial pour Aliénés Sévères. « Aliénés »…je suis donc fou. On me croit fou. Et je ne peux me défendre. C’est injuste. Allan m’aurait défendu, lui. Et il y a le mot « expérimentation » qui m’énerve. Je ne suis pas un rat de laboratoire, pas un sujet d’études! Je veux juste vivre normalement, loin des fenêtres, c’est tout! Laissez moi! Je ne supporte pas d’être enfermé! Ma chambre, c’est le seul endroit au monde où je veux rester!

À travers le hublot de l’avion, je vois le paysage de mon Angleterre chérie disparaître pour faire place à l’eau puis la banquise de l’Antarctique. Le froid. Je hais le froid. J’ai toujours froid. Tout est blanc, éblouissant, pur. Je ne suis pas fait pour porter du blanc. Je suis impur. Je suis un danger. Je suis celui qui brise, the Breaker.

J’ai des pansements couvrant mes mains. Belle première impression, hein! J’ai des allures de voyous avec mes vêtements sombres et déchirés. Je hais le Centre dès que je l’aperçois. Mais je ne peux résister. Ils m’ont drogué, les salauds de gardiens, pour pas que je me batte. J’ai l’air docile mais je ne suis que fatigué, sans forces. Parce que c’est la rage qui monte en moi, ne demande qu’à sortir. Je vais m’échapper, par une fenêtre s’il le faut, même si j’en tremble à l’idée.



Autres- Il adore les colliers en métal, comme les Dog Tag de l’armée et en porte souvent un, son nom gravé dessus. Le cliquetis du métal s’entrechoquant le calme, lui permet de reprendre contact avec la réalité.


Dossier criminel


Crime(s) commis - Meurtre non prémédité, non jugé coupable pour cause de troubles mentaux. La sentence fut plutôt l’envoi immédiat au CSHEMAS.

Matricule- ?

Personnage sur l'avatar- Adam Gontier (mon artiste préféré, chanteur de mon groupe préféré : Three Days Grace)

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Dernière édition par Devon ''Breaker'' Lloyd le Sam 23 Oct - 17:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lloyd, Devon   Sam 23 Oct - 17:08

wow! belle fiche, j'aime!

Juste pour te prévenir, il y a un membre du forum dont le vrai prénom est Alan Razz ça m'a fait sourcillé, disons, mais j'imagine que c'est un hasard
et aussi
on pourrait en débattre, mais à mon avis ton type n'est pas masochiste, puisque ce terme décrit quelqu'un qui prend du plaisir à avoir mal, ce qui n'est pas exactement son cas- ce serait plus une puntition, un moyen de s'apaiser... mais bon, la limite est mince

bref, bienvenue Devon!

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Devon ''Breaker'' Lloyd
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MessageSujet: Re: Lloyd, Devon   Sam 23 Oct - 17:13

Ah ben c'était surtout pas voulu de prendre le nom d'un joueur!! >.<

Et puis je vais retirer masochiste de la liste, c'est pas tant grave pour moi ^^ Je le mets dans ''autres'' de toute façon. Et je vois où tu veux en venir.

Bref, merci du commentaire ^^ Et j'ai hâte d'écrire.

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Karel Stamenkovic
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MessageSujet: Re: Lloyd, Devon   Sam 23 Oct - 17:31

bha, retire-le ou non, je disais juste ça pour le plaisir d'argumenter^^
le doc devrait passer bientôt aussi

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MessageSujet: Re: Lloyd, Devon   Sam 23 Oct - 17:39

C'est vrai qu'il n'aime pas nécessairement souffrir mais ça lui fait du bien. Est-ce que ça définit le masochisme? Rechercher la souffrance pour son bien-être, sa punition, son évasion?
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MessageSujet: Re: Lloyd, Devon   Sam 23 Oct - 18:11

"Masochisme- 1. Déviation sexuelle dans laquelle le sujet ne trouve plaisir que dans la douleur physique et les humiliations qui lui sont infligées.
2- Comportement d'un personne qui semble rechercher les situations où elle souffre, se trouve en difficulté, etc."
(Larousse)

tu as raison après tout.

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Dr. Clarence Millet
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MessageSujet: Re: Lloyd, Devon   Sam 23 Oct - 21:46

Cher monsieur Lloyd,

C'est pour nous, le personnel du CSHEMA, un grand honneur de vous accueillir au sein de notre grand et magnifique institut. Nous esperons que votre séjour médicale vous sera aussi agréable qu'à nous.

Cordialement,

Dr. Clarence Millet, directeur et psychiatre en chef du CSHEMA



J'étais vendue dès que j'ai vu l'avatar >___< Mais en plus, tu écris bien Smile Je sens que tu aimeras pas mon bureau mon pauvre Devon, haha.

Bienvenue, sinon! T'as vraiment fait ta fiche vite, bon Dieu O_O (Ok, tu te doutes de qui est le fameux Doc maintenant, haha). En espérant ne pas trop te faire peur sur le forum ( et surtout pouvoir RP!),

le Doc

_________________
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Devon ''Breaker'' Lloyd
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MessageSujet: Re: Lloyd, Devon   Dim 24 Oct - 22:02

Aah ben ça me fait plaisir du compliment: écrire, c'est ma passion. (Et j'ai moi-même un faible pour Adam =^.^=)

Dev': Non, m'sieur...je ne crois pas aimer vot' bureau...=_=

Merci pour l'accueil ^^ Et oui, j'ai fait vite, plus vite que toutes mes autres fiches d'ailleurs O.o Un aprem' et elle était finie. CLAC! D'un coup! J'avais de l'inspiration ^^'''

Et oui, il me fera plaisir de Rp avec toi ^^ On se voit demain? ^^ Histoire de jaser psychologie en Littérature, tout à fait logique voyons! Hahaha.
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Ethan Faraday [Inactif]

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MessageSujet: Re: Lloyd, Devon   Lun 25 Oct - 2:44

Hellow et bienvenue très cher. Je te souhaite du bon temps et un tas de bonne choses. Smile
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Dr. Mikhaïl Dimitriov
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MessageSujet: Re: Lloyd, Devon   Mer 27 Oct - 23:04

Je crois que nous allons bien, très bien nous entendre monsieur Lloyd. *Sourire maléfique*
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Devon ''Breaker'' Lloyd
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MessageSujet: Re: Lloyd, Devon   Mer 27 Oct - 23:18

*se raidit* Je...n'en serais pas si sûr...*entre ses dents*
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Lloyd, Devon

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