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 Un croquis pour le passé

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Luna Bobin
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MessageSujet: Un croquis pour le passé   Ven 5 Nov - 17:48

Le réveil indiquait 18h30, un vendredi soir de décembre.
Mon oncle, accompagné d'un « mystérieux inconnu », m'attendait déjà dans le salon : nous devions nous rendre à un colloque sur les différentes voies possibles pour l'avenir des traitements en psychiatrie qui s'annonçait comme un rassemblement des plus grandes pointures dans ce domaine. Je les avais entendu arriver, avais vu la voiture se garait devant la maison par la fenêtre. Cependant, je n'avais toujours pas trouver l'envie de descendre.
Naturellement, il ne m'avait pas été difficile de deviner l'identité de notre invité secret (*« notre » !*, cela me fit rire intérieurement. Un rire sans joie.). Qui d'autre à part Lui mon oncle aurait-il invité à une conférence de si haut vol ? Il l'avait en adoration.
_ « Pourquoi ne pourriez-vous pas vous entendre ? Vous êtes aussi brillants l'un que l'autre, vous devriez travailler ensemble ! » m'avait-il proposé lors d'un déjeuner.
J'avais acquiescé, non pas tant pour ne pas le blesser que parce que cette perceptive me tentait effectivement. Je l'avais plusieurs fois rencontré, à l'hôpital la majorité du temps. En dehors, parfois. J'étais très excitée à la perspective de jauger ce dont Il était capable et je ne doutais pas qu'il s'agisse d'un personnage très intéressant. Seulement, il me glaçait les sangs. Une manifestation d'un instinct de préservation qui échappait totalement à mon oncle.
Ce dernier ne nous avait encore jamais présenté l'un à l'autre, pas dans un cadre aussi officiel et personnel du moins. De toute évidence, il jugeait que l'heure de l'heureux évènement était arrivée... Il était aveuglé par ce jeune homme. C'était compréhensible dans un sens : Il était brillant. Et charmant ! Il ne laissait personne indifférent. Moi incluse. Pour preuve, je ne pouvais pas faire autrement que de me défier de Lui, de Son orgueil, à peine dissimulée derrière son costume impeccable. J'avais plusieurs fois rencontré Son regard (Il faut dire que l'on est toujours plus sensible à Son regard qu'à celui de n'importe qui d'autre).Insistant, perçant, il vous soupesait, vous écorchait et vous disséquait mentalement, minutieusement, avec intérêt, comme de vulgaires morceau de viande qu'on Lui aurait présenté dans un concours gastronomique. J'avais noté sa manie de ne rien laisser au hasard. Perdre le contrôle devait être un coup terrible pour Lui, si tentait que ça arrive. Comment était-il lorsqu'il se mettait en colère ?

Il ne neigeait plus dehors. Les flocons avaient été remplacé par un rideau de pluie, fin mais ténu. Prête depuis un moment, je cherchais un nouveau prétexte pour ne pas descendre tout de suite. J'étais nerveuse. Affreusement nerveuse. L'air me semblait toujours plus électrique, l'environnement plus intense, lorsqu'Il était présent. Quittant la fenêtre, je mis quelques gouttes de parfum et m'observais une dernière fois dans la glace de ma coiffeuse. Je m'étais surprise, en m'habillant, à me demander si je Lui plairais. Je soupirais, comme si je m'apprêtais à livrer une bataille devenue inéluctable. Je ne pouvais décemment plus repousser le moment de les rejoindre. Je souris à mon reflet, respirais, et sortie en refermant derrière moi.
Tout en descendant l'escalier, je comptais mes pas. Pourquoi ? Dès qu'il me vit, le visage de mon oncle se fendit d'un sourire ravi.
_ « Ah, Luna ! » s'exclama-t-il. « Viens que je te présente notre invité ! Je t'en ais déjà parlé et tu as sûrement du déjà le rencontré. Te souviens-tu de Clarence Millet ? »



Luna ferma les yeux. Soupira.
« Méchant flash-back ! »
Elle resta allongée sur son lit, les mains sur son ventre, dans sa petite cellule blanche. Elle cherchait sa respiration. Cherchait à retrouver un semblant de came dans sa tête. Elle trouva l'un, l'autre lui resta aussi désespérément étranger. Elle avait maigri, n'arriver pas à se reposer. Incapable de réfléchir, elle voulait se glisser dans le vide obscure qui l'entourait derrière ses paupières closes. Mes les pensées revinrent. Pensées parasites qui lui volaient ses forces et sa volonté.

Clarence Millet...
Docteur Clarence Millet...

Aujourd'hui encore, elle se souvenait du courant de peur qui l'avait figé sur place, devant Ses yeux. La peur, et ce désir, chaud entre ses cuisses. Ce désir qu'elle avait maudit aussitôt, horrifiée. Elle eu un haut le cœur.

Clarence...

_ « Tais-toi ! » siffla-t-elle à haute voix.
Mais elle n'avait jamais su faire taire ces voix. A force de mener une vie disjointe, de courir en tout sens à souhaiter se dédoubler, elle avait fini par y arriver en un sens. Sa conscience s'était scindée en une multitude d'avatars qui, parce qu'elle avait toujours eu l'ouïe fine et une excellente mémoire auditive, avaient pris la forme de voix qu'elle avait un jour rencontré. Luna n'arrivait plus à s'en débarrasser, ses voix qui l'avaient aidée dans la solitude et qui, maintenant, la rendaient folle.
Ne pouvant plus tenir en place, elle sortit. Plus le temps passait, plus elle étouffait dans ce centre. Elle avait beau faire, elle n'arrivait pas à reprendre son souffle. Elle se perdait. Très vite, elle dut s'accoler au mur blanc et froid. Elle se laissa glisser jusqu'au sol tout aussi blanc, serrant son ventre entre ses bras. Elle était malade, et pas uniquement mentalement. Déficiente, la maladie rongeait ses organes, son tissu conjonctif. Les choses s'étaient aggravées depuis qu'elle était au centre. La jeune médecin savait les médicaments responsables, mais elle n'avait d'autre choix que de les prendre. Pliée en deux, Luna n'arrivait plus à respirer. Serrant les poings, elle appuya son front contre le sol glacé avant, lentement, de se relever, s'appuyant au mur. Elle ne pouvait décemment pas rester prostrée dans le couloir. Pas ici. La bibliothèque se trouvait heureusement à quelques pas. Elle entra, se glissa sur une chaise. Ses mains tremblaient. Elle les referma.
Prenant une profonde inspiration, essayant de rassembler ses esprits, Luna parcourut la salle du regard. Il n'y avait pas grand monde, comme de coutume. Elle ouvrit son carnet à dessin, celui qu'elle emmenait toujours avec elle. Elle y avait croqué chaque personne qui était entrée dans le centre, patient ou personnel, même pour un jour ou quelques heures. Elle fit défiler les pages. Lorsqu'elle arriva à la première page blanche, elle se mit aussitôt à dessiner. Son attention se portait sur un jeune homme qu'elle avait souvent remarqué dans cette salle. Plutôt grand et mince, les cheveux bruns peu coiffés, des yeux également noirs... Des yeux qui dévoraient chaque mot de chaque phrase de chaque livre qu'il y avait à sa portée. Il absorbait toutes ces pages de façon étonnante. Par déformation professionnelle probablement, Luna se demanda ce qu'il pouvait bien chercher.
*Il est plutôt mignon !* pensa-t-elle. Elle rougit. Cela paraissait si déplacer de penser une chose aussi simple, normale, dans un tel endroit; et, en même temps, cela avait quelque chose de rassurant.
Elle sourit.
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Ethan Faraday [Inactif]

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MessageSujet: Re: Un croquis pour le passé   Mar 9 Nov - 15:37

La nouvelle vie d'Ethan avait commencé de manière étrange. Il s'était réveillé dans une chambre d'hôpital, seul, sans le moindre souvenir. Vierge. Et puis il se sentait mal. Il transpirait, tremblait. Il avait des crises où il devenait violent et frappait tout ce qui était à portée, puis finissait par s'évanouir. Et dans les limbes de son inconscience, il voyait des choses. Il se voyait étrangler un homme à mort, il se voyait prendre des drogues violentes avec des gens certainement peu recommandables, à première vue.

Il ne savait pas bien si ces visions étaient réelles, mais n'en parla à personne. Les médecins, ne comprenant pas son état, le firent transférer dans un asile où il serait "pris en charge médicalement dans le but de corriger ses troubles du comportement et de la mémoire", lui avait dit celui qui s'occuper de son cas.

Mais en arrivant au CSHEMAS, Ethan comprit vite qu'être "pris en charge médicalement dans le but de corriger ses troubles du comportement et de la mémoire" signifiait être "stocké au milieu d'autres personnes troublées en attendant de complètement sombrer dans la folie ou de mourir". Il haïssait cet endroit. Mais en même temps, s'il prouvait qu'il n'était pas malade et qu'il parvenait à sortir, où irait-il ? Il n'avait aucun souvenir, et il ne savait pas se débrouiller tout seul.

Mais fort heureusement, l'asile avait quelque chose qu'Ethan aimait. La bibliothèque. Cette pièce était devenue son sanctuaire dès les premières semaines. En effet, il était avide de connaissances, convaincu qu'il pourrait sans doute retrouver son intégrité par ce moyen. Et puis les livres l'attiraient. Ils avaient une sorte d'aura mystique. Où donc ces gens avaient-ils acquis de tels savoirs ? Dans d'autres livres ? Si oui, lesquels ? Chaque nouveau savoir apportait un nouveau lot de question, apportant chacune un savoir, et ainsi de suite. Finalement, Ethan finit par disposer d'une culture bien supérieure à celle de la majorité des personnes, même les gens libres à l'extérieur. Et le stock d'ouvrages étant immense, il en avait énormément à consulter, son objectif étant de tous les lire avant de mourir.

Comme il se murait dans les livres, il fût considéré comme nouvellement autiste. En effet, il n'avait que très peu de rapports avec ses compagnons. Mais il préférait les livres, qui contrairement aux amis, n pouvait pas trahir. Néanmoins, ce manque de contact fit que dès qu'il parlait à un autre patient (il ne s'adressait qu'à eux, il évitait les contacts verbaux avec le personnel médical), il avait beaucoup d'affection à donner, et se montrait parfois trop amical pour sembler honnête, alors que ses intentions étaient toujours très cordiales.

Il se laissait aller parfois à emmener un livre dans la salle commune, pour s'imprégner de la vie des fous. C'est ce qu'il fit ce jour-là. C'était un livre sur l'amour. Ethan trouvait ce sentiment passionnant, mais n'y retrouvait rien de connu. Peut-être avait-il aimé autrefois, mais il n'en avait rien gardé.

Lorsqu'il releva la tête quelques instants, Ethan remarqua une jeune femme qui le regardait et qui rougit. Elle baissa les yeux et griffonna sur son carnet. Intrigué, Ethan se leva. Il posa son livre sur le fauteuil qu'il occupait, sachant que personne ne viendrait le lui prendre, et s'approcha d'elle. Il jeta un œil au carnet, et découvrit un portrait très réaliste de lui, que peaufinait la jeune femme. Il eût un sourire amusé.

Eh bien, je ne pensais pas être capable de susciter l'attention d'une artiste aussi douée que toi. Et j'en suis flâté.
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Luna Bobin
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MessageSujet: Re: Un croquis pour le passé   Ven 12 Nov - 18:16

Lorsqu'elle le vit, du coin de l'œil, posait son livre sur sa chaise, Luna n'imagina pas un instant que ce fut pour venir lui parler. Aussi leva-t-elle des yeux étonnés lorsque le jeune homme lui adressa la parole, stoppant net son trait. Il était assez rare que des patients s’adressent la parole, si tant est qu’ils en soient encore capables, la confiance devenant plus difficile à accorder au fur et à mesure que l’on vivait dans le centre et, que, paradoxalement, on devenait plus vulnérable.
« Eh bien, je ne pensais pas être capable de susciter l'attention d'une artiste aussi douée que toi. Et j'en suis flâté. »
Sous l’effet de la surprise, son cerveau dut bien mettre une seconde avant que la phrase prenne sens. Cette déclaration lui fit monter le feu aux joues et elle le remercia, un peu gênée d’avoir ainsi était prise en faute, mais sans pour autant baisser les yeux. Etonnamment. Sûrement, le CSHEMAS avait du faire disparaître cette attitude plutôt connotée de douceur et de fragilité. Elle n’était pas sûre d’aimer ces changements, cela l’agaçait. Comme si ce centre lui volait quelque chose. Sa jambe restait tranquillement immobile, tandis que ses doigts faisaient rouler son crayon.
Luna leva les yeux à nouveau vers le jeune homme et, qu’elle l’ait voulu ou non, lui sourit tout à fait.
_ « J’espère que ça ne vous dérange pas. De vous savoir croquer dans un carnet par une inconnue ? Qui plus est, dans un asile. Je ne sais pas si je suis une artiste si talentueuse que ça, mais, vous, pourquoi ne seriez-vous assez intéressant pour être observé et immortalisé ? … Enfin, on ne peut pas vraiment parler d'immortalité puisque c'est sur du papier ! Ou en mémoire.» corrigea-t-elle à voix haute pour elle-même.
Elle se sentait nerveuse et un peu intimiditée devant lui. Non pas qu’elle n’appréciait pas qu’il se soit avancé vers elle, au contraire, mais elle sentait une sorte « d’éveil » en elle. Non que son origine ne lui échappa, le centre ne permettait guère de nourrir des sentiments tels que la chaleur humaine, l’amour. Du moins, en-dehors des souvenirs…
Luna en avait, bien sûr, des souvenirs d’amour. Un amour sinueux mais tendre, toujours dans intimiste. Profond. Grave, peut-être. Non, c’était plutôt lui qui l’aimait comme ça. Vincent. Un instant, son visage passa devant les yeux de la jeune femme. Elle devina le voile de tristesse qui dut alors assombrir son regard. Elle n’y avait plus pensé depuis si longtemps ! Elle s’était interdite d’y penser, le jour où elle était entrée dans le bureau du Doc pour l’informer qu’on l’envoyait l’inspecter, lui et son travail. Peut-être même avait-t-elle déjà commencé à murer son cœur lorsqu’elle lui avait donné ce baiser d’adieux. Ou le jour où elle avait commencé à préparer sa valise… Elle n’aurait su le dire.
Luna se souvenait l’avoir supplié de ne pas l’attendre, insistant sur le fait que rien ne pouvait garantir qu’elle en sortirait un jour. Ils le savaient tous les deux, il fallait qu’elle le fasse où elle aurait passé sa vie à se ronger. Mais, savoir, ça n’aide pas toujours.
*Si je pouvais faire autrement… *
Elle se l’était souvent répété. Rien à faire. Elle aurait pu. Elle aurait pu. Elle aurait du…
Etranglement. Larmes. La douleur comme un monstre griffu. Culpabilité, dégoût de soi. De quoi rajouter aux épices du Doc lorsqu’il lui sierra de l’assaisonner. Pour attendrir la viande par les coups, il n’y a pas besoin de violences physiques. Les souvenirs peuvent suffirent. Les souvenirs sont des trésors et ils causeront notre mort.
Luna ferma les yeux. Pourquoi revenaient-ils, ces souvenirs amers ? Amers. Ils ne l’étaient pas tous. Le visage de Vincent qui lui revenait n’avait rien d’amer, c’était elle qui lui donnait ce goût. La douleur de sa décision. La douleur du renoncement. Elle l’aimait, mais elle aimait son travail encore plus. Et son choix l’avait terrorisé. Parce qu’elle ne pouvait pas supporter l’idée qu’il lui en veuille, même s’il lui avait dit le contraire. C’était de sa faute, elle le savait. Alors, elle s’était convaincu qu’il retrouverait l’amour. Le bonheur. Parce qu’il le fallait. Parce qu’elle ne pouvait pas vivre avec ça. Responsable de sa peine.
*Coupable !*
Elle se l’était répétée sans fois, jusqu’à y croire. Il n’y avait aucune raison pour qu’il ne retrouve pas l’amour. Lorsqu’elle l’avait quitté, elle avait cru en mourir, alors il lui avait fallu se donner bonne conscience, se rassurer. Se dire qu’il lui pardonnait. Elle devait croire en son pardon.
Et lorsqu’elle avait franchi la porte du CSHEMAS, elle l’avait enfermé son amour, son secret, à double tourd, dans son coffre-fort, et elle s’en était détournait.

Luna vit tout ça en moins d’une seconde, simplement dans le souvenir de ce visage. De cet homme, Vincent qu’elle avait aimé. Elle comprit que c’était ce réveil, cette sortie de son cœur de l’hibernation, qui avait ouvert la porte du coffre pour qu’elle se rende compte, enfin. Elle n’avait pas à l’enfermer. Elle n’avait pas à se battre contre ces souvenirs. Ils s’étaient aimés, c’était là son trésor. D’une certaine façon, elle ne cesserait jamais de l’aimer. Mais, parce que leur histoire représenta la plus importante partie de sa vie, elle lui avait permis d’emprunter cette nouvelle vie. La vie continuait. Même ici, dans cet Enfer blanc. Et des sentiments, même comme l’amour, aussi dingue que cela puisse paraître, pouvait encore naître au détour d’un couloir. Ou d’un livre. Luna aurait peut-être embrassé (sur la joue) cet inconnu pour le remercier si elle n’avait pas été d’une nature aussi réservée (après tout, elle aurait eu une excuse, elle était patiente du centre).
Aussi, ce contenta-t-elle de lui sourire, le plus naturellement du monde, en lui tendant la main :
_ « Je m’appelle Luna ! En vérité, je vous ai souvent observé. Vous êtes très souvent à la bibliothèque. Personnellement, je trouve que vous êtes… passionnant ! »
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